Un nouvel argument en faveur de la thèse sur l’origine spatiale de la vie a été découvert par la Nasa

  20 Novembre 2019    Lu: 1002
Un nouvel argument en faveur de la thèse sur l’origine spatiale de la vie a été découvert par la Nasa

Découvertes par des chercheurs américains et japonais, les molécules de sucres contenues dans des météorites pourraient signifier que la vie a été apportée sur notre planète depuis l’espace.

Une équipe internationale a découvert des traces de différents types de sucres, dont du ribose, un composant crucial de la transcription génétique, dans des météorites, informe l’Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace américaine (Nasa).

Ces molécules, dont celles d’arabinose ou encore de xylose, ont été prélevées sur deux différents météorites riches en charbon: la NWA 801 et la Murchison.

«D'autres composants importants de la vie avaient déjà été découverts dans des météorites, notamment des acides aminés et des bases nucléiques (composants de l'ADN et de l'ARN), mais les sucres étaient un élément manquant parmi les éléments essentiels de la vie», indique la Nasa reprenant les propos de Yoshihiro Furukawa, de l'université du Tohoku, au Japon, et qui n’est autre que l’auteur principal de l'étude publiée le 18 dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Cette recherche livre la première preuve directe de l’existence du ribose dans l'espace, indique-t-il.

«Le sucre extraterrestre aurait pu contribuer à la formation de l’ARN (acide ribonucléique) sur Terre, ce qui aurait pu éventuellement servir d'origine à la vie».

Ce n’est pas la première fois que des informations sur la découverte de molécules de sucres dans des météorites font surface. Cependant, les fois précédentes, il a été prouvé que ces molécules avaient pénétré sur Terre.

Toutefois, cette-fois, les scientifiques appuient leur origine extraterrestre par la présence à l’intérieur de ces molécules d’une grande quantité d’isotopes de charbon 13.

La recherche en question a été financée par plusieurs institutions japonaises et l'Institut d'astrobiologie de la NASA.

Sputnik


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