L’astéroïde tueur de dinosaures contenait un métal rare, utile contre le cancer

  09 Février 2019    Lu: 564
L’astéroïde tueur de dinosaures contenait un métal rare, utile contre le cancer

L'iridium, un métal rare associé à l'astéroïde tueur de dinosaures qui s'est abattu sur notre planète à la fin du Crétacé. Un métal qui pourrait, selon des chercheurs britanniques, constituer un nouvel élément clé de la lutte contre le cancer.

Il y a 66 millions d'années, un astéroïde s'écrasait sur notre Terre, entraînant la disparition des dinosaures qui y avaient élu domicile. Il portait en lui, de l'iridium, un métal extrêmement rare à la surface de notre planète mais qui se trouve, toutefois, en abondance dans le noyau de la Terre. Et c'est sur ce métal que comptent aujourd'hui s'appuyer des scientifiques de l'université de Warwick (Royaume-Uni) pour tuer des cellules cancéreuses.

Ils ont mis au point un composé à base d'iridium qui semble constituer un meilleur photosensibilisant que ceux employés jusqu'alors dans le cadre des thérapies photodynamiques (TPD). Le principe : activés par la lumière, ces composés produisent des agents oxydants capables d'éliminer les cellules cancéreuses. Encore faut-il réussir à les cibler.

Associé à l’albumine, le composé à base d’iridium conçu par les chercheurs de l’université de Warwick devient fortement luminescent. De quoi suivre son évolution en temps réel. Ici, à gauche, des noyaux de cellules cancéreuses ; au centre, des composés à base d’iridium luminescents ; et à droite, la parfaite corrélation entre les deux. © Université de Warwick 

Iridium et albumine, la combinaison gagnante

Les chercheurs de l'université de Warwick sont parvenus à lier l'iridium à l'albumine, une protéine présente dans notre sang. Ceci leur a permis d'introduire l'ensemble jusque dans les noyaux des cellules à détruire. Là, après irradiation à la lumière visible, le composé a produit un oxygène toxique qui a été fatal aux cellules cancéreuses.

Pour l'heure, les travaux des chercheurs britanniques n'en sont qu'à un stade très précoce. Mais « si cette technologie peut être traduite en clinique, elle pourrait se révéler efficace contre les cancers résistants et réduire les effets secondaires de la chimiothérapie », commente le professeur Peter Sadler.

Source: Futura Sciences


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