25 ans après, le terrorisme les oblige à se déplacer de nouveau

  17 Décembre 2015    Lu: 744
25 ans après, le terrorisme les oblige à se déplacer de nouveau
Les populations du sud et du sud-est de la Turquie, qui ont été contraintes d’abandonner leurs villages dans les années 90, sont de nouveau obligées de se déplacer depuis que le PKK a concetré son activité dans les villes.
Les populations du Sud et du Sud-est de la Turquie, qui avaient été contraintes d’abandonner leurs villages dans les années 90 pour fuir les attaques du PKK, sont aujourd’hui de nouveau obligées de quitter leurs maisons depuis que le PKK a concentré son activité dans les villes.

Ces villageois s’étaient installés il y a 25 ans dans les villes de Sirnak, Diyarbakir, Mardin et leurs districts.

Mais le terrorisme et le PKK ne les ont pas laissés tranquilles en investissant les rues de ces villes.

Les terroristes qui creusent des tranchées dans les rues, installent des barricades et perpétuent des attaques poussent les habitants à quitter leurs foyers pour des raisons de sécurité.

Malgré le froid et l’hiver qui se sont installés dans la région, des milliers de familles ont pris la route pour échapper au PKK.

Environ 200 000 personnes ont quitté la région pour trouver refuge auprès de leurs proches à Izmir (Ouest), Istanbul ou encore Mersin (Sud).

Les familles n`ayant pas cette possibilité et qui sont restées dans la région, tentent de vivre normalement malgré les coupures d’électricité et d’eau, les services municipaux qui ne fonctionnent plus et l’insécurité qui règne.

Dans certaines localités, comme Cizre, Nusaybin ou Idil, les terroristes menacent les familles qui essaient de quitter leurs maisons. Ils bloquent les routes, obligeant les habitants à fuir à pieds.

Le Professeur Rustem Erkan de l’Université de Dicle à Diyarbakir a estimé lors d’une interview au correspondant de l’Agence Anadolu que les habitants quittent la région pour fuir la mort et la violence.

«Ces familles sont les mêmes qui avaient fui il y a 25 ans, elles ne peuvent pas supporter le traumatisme d’une seconde migration en si peu de temps», a-t-il expliqué.

«Cette situation doit très vite être stoppée, sinon d’autres problèmes sociologiques peuvent apparaître», a-t-il dit.

Pour les experts de la question, la politique des terroristes et les attaques menées dans les villes concernées, n’apportent que pauvreté, insécurité et difficultés économiques.

De nombreux commerces, hôtels et autres lieux d’activité ont fermé à cause des activités du PKK.

Tous demandent que le processus de résolution reprenne au plus vite pour rétablir le calme et la prospérité dans la région.

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