La députée arménienne Naira Zohrabian exige la libération des saboteurs à l'APCE

  19 Avril 2021    Lu: 3189
 La députée arménienne Naira Zohrabian exige la libération des saboteurs à l

La question sur des soi-disant «prisonniers de guerre arméniens» en Azerbaïdjan a été abordée lors de la session de printemps de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Naira Zohrabian, membre de la délégation arménienne, affirme que la discussion sur cette question a été initiée par les principaux groupes politiques de l'APCE, parmi lesquels «il existe un consensus sur le fait que l'Azerbaïdjan viole de manière flagrante le droit international en ne remettant pas les prisonniers de guerre arméniens».

Naira Zohrabian a déjà mené une action de lobbying en abordant des sujets liés à des «prisonniers de guerre arméniens» au sein de l'APCE. Pendant ses discours, Zohrabian a toujours accusé Bakou de «déclarations anti-arméniennes», «d'actes fascistes» et etc.

Contrairement à l'Arménie, qui a perdu sa subjectivité dans les relations internationales à la suite de la guerre de 44 jours, l'Azerbaïdjan est un État autosuffisant qui soutient un dialogue égal dans les relations avec le monde extérieur, y compris diverses structures européennes. Si l'APCE adopte une résolution anti-azerbaïdjanaise sur la question des «prisonniers de guerre», ses demandes seront ignorées par Bakou. La position officielle de l'Azerbaïdjan est claire: il n'y a pas de prisonniers de guerre détenus par l'Azerbaïdjan, et tous les prisonniers de guerre sont déjà retournés en Arménie conformément à l'accord trilatéral signé le 10 novembre 2020. Les militaires arméniens, qui ont été capturés en Azerbaïdjan ont été abandonnés par l'Arménie sur le territoire de notre pays après la fin des hostilités et ils ont commis de graves crimes contre l'armée et la population civile de l’Azerbaïdjan. Ces personnes ont commis des crimes dans les régions azerbaïdjanaises, tuant des civils et des militaires. L’Azerbaïdjan poursuit ses procédures pénales. Ces militaires arméniens sont des saboteurs et des terroristes et ne peuvent être considérés comme des prisonniers de guerre conformément aux dispositions de la Convention de Genève.

En outre, Zohrabian qui fait aujourd'hui appel au «droit international» a exprimé à plusieurs reprises des vues soutenant la politique d’Azerbaïdjanophobie qui règne encore en Arménie (selon de récents sondages, seuls 3% de la population arménienne estiment que la coexistence pacifique des Arméniens et des Azerbaïdjanais est possible). La députée arménienne du parti «Arménie prospère» a menacé à plusieurs reprises l'Azerbaïdjan de nouvelles occupations et a posé avec des armes à la main.

La réaction de Naira Zohrabian aux propos suivants de première vice-présidente Mehriban Aliyeva, publiés près d'un an avant le début de la guerre de 44 jours, est très révélatrice: «Notre seul rêve est d'écouter ensemble «Karabagh chikestesi» sur la terre du Karabagh!». Zohrabian a exprimé à la hâte son opinion sur cette question: «Je défie la vice-présidente de l'Azerbaïdjan et je suis convaincue qu'elle n'entendra certainement pas le mugham au Karabagh, mais je promets d'entendre et d'écouter Komitas à Bakou». En réponse au rêve exprimé par tous les Azerbaïdjanais de retourner dans le Karabakh occupé, Zohrabian a menacé de prendre Bakou, faisant la queue avec les généraux arméniens qui menaçaient de «boire du thé sur les rives de la mer Caspienne» en cas de nouvelle guerre au Karabagh.

Pour autant que l'on sache, l'histoire dirigée autrement, et la guerre de 44 jours, qui se termina par la défaite de l'armée arménienne, apporta des ajustements significatifs à la rhétorique de Naira Zohrabian. Au lieu des déclarations menaçantes précédentes, Zohrabian parle aujourd'hui sur les plates-formes internationales des calamités de l'Arménie vaincue. Pendant ce temps, à l'époque de la guerre, elle a appelé à de nouveaux crimes de guerre contre l'Azerbaïdjan. Après la libération de la ville de Choucha par l’armée azerbaïdjanaise, la députée arménienne a lancé un ultimatum aux dirigeants du pays pour qu’ils lancent une frappe de missiles sur le réservoir de Mingachevir. Il ne lui suffisait pas que l'armée arménienne se soit déjà distinguée pendant la guerre avec de nouveaux «exploits», en tuant la population civile de l'Azerbaïdjan - des bombardements nocturnes à la roquette contre Gandja, des frappes meurtrières sur Berdé, Terter et d'autres villes d'Azerbaïdjan.

Zohrabian a confirmé ses opinions nazies en déclarant que si le Premier ministre Nikol Pashinyan acceptait l'offre du président russe Vladimir Poutine et mettait fin à la guerre le 19 octobre, Choucha resterait sous contrôle arménien. «Dans ce cas, avec une garantie de sécurité, pas un seul Azerbaïdjanais ne retournerait à Choucha, et c’est tout», a noté la députée. Le fait même que Zohrabian fasse partie de l'APCE - une structure conçue pour protéger les droits de l'homme, mais en aucun cas devenir une plate-forme pour les fascistes - discrédite l'ensemble du Conseil de l'Europe.

La discussion principale sur la question des «prisonniers de guerre arméniens» aura lieu le 20 avril.

Azvision.az


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