Selon une étude, les régimes riches en graisses peuvent entraîner un risque accru de crise cardiaque

  02 Mars 2021    Lu: 694
Selon une étude, les régimes riches en graisses peuvent entraîner un risque accru de crise cardiaque

Les chercheurs ont examiné l'effet d’un régime riche en graisses sur les souris sur les niveaux de stress oxydatif et sur les cellules cardiaques

Un régime riche en graisses peut activer une réponse du cœur et entraîner un risque accru de crise cardiaque, ont conclu des scientifiques dans une récente étude.

Des chercheurs de l'Université de Reading (Royaume-Uni) se sont focalisés sur les régimes riches en graisses et ont conclu que la consommation excessive de graisses augmente le risque de crise cardiaque.

Expérience sur des souris
Dans un article publié dans Biochemical and Biophysical Research Communications, les chercheurs ont examiné l'effet d’un régime riche en graisses sur les souris sur les niveaux de stress oxydatif et sur les cellules cardiaques.

Les chercheurs se sont concentrés sur une protéine clé, la Nox2, qui serait associée à une augmentation du stress oxydatif dans le cœur. L'étude a révélé que les souris nourries avec un régime riche en graisses avaient doublé l’activité de la Nox2 et augmenté la quantité de dérivés réactifs de l'oxygène (DRO), lesquels peuvent s'attaquer aux composés vitaux des cellules.

Les cellules de souris exposées à un tel régime présentaient encore deux fois plus de stress oxydatif et leurs cellules cardiaques étaient jusqu'à 1,8 fois plus grosses en raison de l'hypertrophie cardiaque associée à une maladie cardiaque, concluent les scientifiques.

«Nos recherches montrent comment un régime riche en graisses peut endommager les cellules musculaires qui composent nos cœurs. Il semble qu'un changement se produise au niveau cellulaire lorsque les souris ont été nourries avec un régime riche en graisses, ce qui rend la protéine normalement inoffensive Nox2 hyperactive. La nature précise de la façon dont la protéine Nox2 va causer des dommages oxydatifs et déclencher une hypertrophie destructrice est toujours à l'étude», a déclaré l’auteur principal de l’étude le Dr. Sunbal Naureen Bhatti.

Sputnik


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