La résolution du Sénat français n'est rien d'autre qu'un morceau de papier - Haut responsable azerbaïdjanais

  25 Novembre 2020    Lu: 617
La résolution du Sénat français n

Le projet de résolution adopté par le Sénat français sur la reconnaissance de la soi-disant «République du Haut-Karabagh» n’est qu’un bout de papier, a déclaré mercredi Hikmet Hadjiyev, assistant du président azerbaïdjanais, chef du département de la politique étrangère de l’Administration présidentielle.

«Le 18 novembre, un groupe de sénateurs sous l'influence de la diaspora et du lobby arméniens a présenté un projet de résolution n ° 145 «Sur la nécessité de reconnaître la République du Haut-Karabagh» au Présidium du Sénat français, qui avait été discuté et adopté le 25 novembre.

Tout d’abord, nous voudrions souligner que cette résolution n’est rien d’autre qu’un morceau de papier ordinaire pour l’Azerbaïdjan. Ce document, adopté pour des ambitions politiques étroites, parallèlement à la violation flagrante du droit international, de la Charte des Nations Unies et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, soulève de sérieuses questions sur les intentions et les activités objectives de la France, à la fois en tant que coprésidente du Groupe de Minsk et en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU», a déclaré Hikmet Hadjiyev.

Il a souligné que cette démarche provocatrice du Sénat était une manifestation du préjugé arménien traditionnel des cercles politiques français: «Oubliant que le pays médiateur doit être neutre et juste, la position pro-arménienne ouverte de la France a été l'un des principaux obstacles à un règlement pacifique et à travers les normes et principes du droit international, du conflit. C'est son soutien qui a encouragé l'agresseur arménien à maintenir le statu quo et à renforcer le fait de l'occupation.

La nuance malheureuse est que le Sénat français a gardé le silence pendant 30 ans contre l'occupation des territoires internationalement reconnus de l'Azerbaïdjan, le meurtre de civils, le nettoyage ethnique, le terrorisme environnemental, la colonisation illégale et les activités économiques illégales sur nos terres.

Nous rejetons catégoriquement les fausses accusations et calomnies contre l'Azerbaïdjan et la Turquie frère dans le texte de la résolution, et condamnons fermement toute tentative de dénaturer les aspects historiques, politiques et juridiques du conflit.

Les allégations selon lesquelles la Turquie et l'Azerbaïdjan auraient recruté des mercenaires étrangers pour combattre n'ont pas été étayées. Les faits et preuves pertinents concernant la participation de mercenaires français aux forces armées arméniennes dans les territoires de l'Azerbaïdjan ont été portés à l'attention de la France par nos agences compétentes.

Nous considérons la résolution comme un exemple clair de l'islamophobie croissante en France. La discrimination et la persécution de l'islam et des musulmans en France sous le couvert de l'extrême laïcité et de la liberté de la presse nous rappellent l'antisémitisme qui régnait autrefois sur le pays et continue à ce jour.

Le Sénat français s'est délibérément abstenu de condamner les provocations militaires de l'Arménie contre les civils, les installations civiles, l'énergie et les infrastructures de transport proches et éloignées de la zone de conflit pendant les 44 jours de combats, et a accusé sans scrupule l'Azerbaïdjan dont les civils avaient été tués et des villages et des villes avaient essuyé des tirs de roquettes.

Les milieux politiques français pro-arméniens doivent se rendre compte que l'Azerbaïdjan a mené une guerre contre les forces d'occupation étrangères sur son territoire et que ces territoires sont les territoires souverains de l'Azerbaïdjan reconnus en droit international. Aucune force ne peut accuser l'Azerbaïdjan et exiger le retrait des troupes azerbaïdjanaises de ces territoires.

Une déclaration conjointe signée le 10 novembre 2020 par le président azerbaïdjanais, le président russe et le premier ministre arménien a mis fin à l'escalade militaire entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et a entamé des travaux pratiques pour instaurer la paix dans la région. Malheureusement, la France, l'un des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE, tente paradoxalement de violer cet accord et de relancer le conflit. La récente politique hypocrite de la France contre notre pays dans un certain nombre d'organisations internationales soulève de sérieuses préoccupations et interrogations du côté azerbaïdjanais.

Si le Sénat français est si «préoccupé» par la justice et le droit international, il serait plus logique qu'il considère la question de l'île de Mayotte des Comores comme l'un des derniers exemples de colonialisme, conformément aux résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies et résolutions du Mouvement des non-alignés.

Nous considérons l'adoption de cette résolution comme une étape très embarrassante pour la politique et le parlementarisme français. Le gouvernement français doit déclarer sa position officielle sur l'irrecevabilité de telles mesures provocatrices et exprimer son soutien à l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan en publiant une déclaration condamnant la résolution.

Azvision.az


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