A Bruxelles, Cameron bataille pour arracher des concessions

  19 Février 2016    Lu: 567
A Bruxelles, Cameron bataille pour arracher des concessions
Les négociations sur le Royaume-Uni devaient reprendre en milieu de journée vendredi à Bruxelles, les discussions de la nuit n`ayant pas levé tous les obstacles à un accord visant à convaincre les Britanniques de rester dans l`Union européenne.
"Des progrès ont été faits mais il n`y a pas d`accord", a dit le Premier ministre britannique, David Cameron, en arrivant au Conseil européen vendredi, répétant qu`il ne signerait que si ses demandes étaient satisfaites.

François Hollande a expliqué que les Européens attendaient la réponse des Britanniques aux propositions faites dans la nuit. Le président français a commencé la journée par une rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, consacrée à la crise des réfugiés, l`autre sujet à l`ordre du jour de ce Conseil européen.

Il devait ensuite s`entretenir avec le président du Conseil, le Polonais Donald Tusk, à propos du Royaume-Uni.

"Les propositions actuellement sur la table ne satisfont pas toutes les parties", a dit le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel. "J`espère qu`on arrivera en fin d`après-midi à avoir un texte qui permette à tout le monde de vivre."

Un accord permettant à David Cameron de lancer sa campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l`UE lors du référendum attendu en juin paraît toujours envisageable, mais des questions difficiles à trancher freinent les négociations.

Le dîner qui a réuni les 28 chefs d`Etat et de gouvernement autour de la question des migrants s`est prolongé tard jeudi soir et l`idée de parvenir à un accord dans la matinée lors d`un "english breakfast" réunissant tous les dirigeants a été abandonnée au profit d`un déjeuner de travail vers 13h30.

"AUCUNE MARGE DE MANOEUVRE"

A son arrivée à Bruxelles jeudi, le Premier ministre britannique avait dit souhaité conclure "un accord suffisamment fort pour convaincre le peuple britannique" (...) et "régler ce problème pour une génération". Mais son entourage a par la suite exprimé sa frustration face au peu de concessions offertes par les autres pays membres.

"Beaucoup de pays disent vouloir s`assurer du maintien de la Grande-Bretagne au sein de l`UE, mais on ne voit pas beaucoup comment ils comptent mettre cela en pratique, en n`offrant aucune marge de manoeuvre", a déclaré un conseiller du Premier ministre.
La France souhaite amender le projet d`accord pour garantir que Londres ne pourra pas bloquer des mesures concernant les pays de la zone euro et elle a répété son refus de voir les institutions financières britanniques bénéficier d`un avantage compétitif par rapport à leurs concurrentes du continent grâce à une réglementation particulière.

La durée pendant laquelle les travailleurs européens étrangers seraient privés d`allocation sociales au Royaume-Uni continue parallèlement de faire débat, en particulier avec les pays de l`Est, dont les ressortissants sont les plus concernés.

Quant à la Belgique, elle cherche à limiter les dommages causés au projet européen d`une Union "sans cesse plus étroite" par la garantie donnée au Royaume-Uni qu`il n`aura jamais à partager davantage de souveraineté.

Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, s`est dit "un peu moins optimiste" au sortir des discussions de jeudi qu`à son arrivée à Bruxelles.

Angela Merkel a pour sa part reconnu des difficultés mais salué la "volonté" de garder le Royaume-Uni au sein de l`UE.

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