"Les hommes sans ascendance migratoire ou d`origine européenne restent significativement avantagés sur le marché du travail", relève cette étude.
"A caractéristiques égales, ils ont un accès privilégié à l`emploi" et "bénéficient de salaires plus élevés", souligne France Stratégie, organisme de réflexion rattaché aux services du Premier ministre, qui s`est penché sur les inégalités "inexpliquées" sur le marché du travail, en fait imputables en partie à la discrimination (origine, sexe, résidence).
Les hommes sans ascendance migratoire ou d`origine européenne sont mieux lotis que les hommes originaires des départements d`outre-mer (Guyane, Martinique, Guadeloupe, Réunion) et du continent africain, Maghreb compris, dont les salaires sont plus faibles, le "sur-chômage important" et l`accès aux postes les plus rémunérés "moindre".
Quelle que soit l`origine, les hommes ont plus de chances que les femmes d`accéder aux 10% des salaires les plus élevés. Ces dernières "restent perdantes sur de nombreux tableaux: elles ont un taux d`activité plus faible, des salaires inférieurs à poste donné et un accès difficile aux postes les mieux rémunérés", souligne l`étude.
De manière générale, les femmes rencontrent plus de difficultés à trouver un emploi que les hommes, même en étant davantage diplômées.
Dans le détail, le taux de chômage chez les personnes originaires du continent africain est de 18% pour les hommes et 13% pour les femmes. Chez les hommes et femmes sans ascendance migratoire, il est à 6%. Avec une ascendance européenne, le taux passe à 6,5% pour les femmes et 6,6% pour les hommes.
L`enquête se base sur une étude de l`Institut national de la statistique portant sur un panel de 22,7 millions de personnes interrogées entre 1990 et 2014 en France métropolitaine.
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