En effet, Jans Stoltenberg a fait allusion ainsi au rôle exceptionnel de la Russie pour le règlement des crises et des conflits internationaux. Cela signifie que la crise en Ukraine aurait appris aux Occidentaux qu’il serait impossible de faire cavalier seul sans tenir compte des intérêts et des points de vue de Moscou. En Ukraine, l’Occident a soutenu le gouvernement pro-occidental de Kiev, mais finalement les puissances occidentales ont fini par se résigner à accepter la conclusion des accords de Minsk en 2014 et 2015.
En ce qui concerne la Syrie, l’entrée directe de la Russie dans le conflit contre les organisations terroristes en septembre 2015 a montré que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux comme la Turquie et l’Arabie saoudite devront changer de cap en ce qui concerne leur soutien aux groupes terroristes dans ce pays.
Lors de la conférence de Munich pour soutenir la Syrie, les occidentaux et leurs alliés régionaux se sont résigné aussi à conclure un accord avec la Russie notamment pour l’acheminement des aides humanitaires aux Syriens. Or, au début du conflit syrien, les Occidentaux croyaient que la Russie ne réagirait pas de manière ferme aux évolutions de la Syrie, même au renversement éventuel du gouvernement du président syrien Bachar al-Assad.
Mais maintenant, les déclarations du secrétaire général de l’OTAN prouvent que les Occidentaux retournent au réalisme et finissent pas admettre que sans une coopération avec la Russie, il serait presque impossible de résoudre les crises et les conflits régionaux et internationaux.
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