Si les recommandations faites par la Commission ne sont pas suffisamment appliquées, l`exécutif européen peut proposer, au terme du délai de trois mois, de réintroduire les contrôles aux frontières à l`intérieur de l`espace de libre circulation de Schengen, une mesure inédite.
La décision de vendredi ouvre en effet la voie à l`application de l`article 26 du code Schengen, par lequel la Commission européenne a le pouvoir, avec l`accord du Conseil (qui représente les 28 Etats de l`UE), de rétablir les contrôles aux frontières d`un ou plusieurs pays membres pour une période de six mois renouvelable, et pour une durée maximum de deux ans.
Dans son rapport, l`institution reconnaît la pression sans précédent mise sur la Grèce par la crise migratoire, la plus grave depuis 1945, avec l`arrivée de près de 900.000 migrants par la mer Egée en 2015.
"L`afflux massif est de nature telle qu`il aurait mis le contrôle de la frontière extérieure de n`importe quel Etat membre sous pression extrême", admettent les Etats membres dans un document dont l`AFP a eu copie.
Mais ils considèrent la résolution de certaines défaillances comme une priorité afin de ne pas mettre en péril le principe de libre-circulation à l`intérieur de l`espace Schengen, un des piliers de la construction européenne.
"Le fonctionnement global de l`espace Schengen est en grave danger, et il faut agir de façon urgente", soulignent les Etats membres à l`attention de la Grèce.
La Commission a identifié cinquante points à améliorer lors d`une visite inopinée effectuée en novembre 2015 à plusieurs postes de contrôle grecs, à la fois sur les îles et sur le continent.
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