A Kilis ce vendredi 12 février, des dizaines de camions turcs passent du côté syrien avec de l’aide humanitaire, de la nourriture essentiellement, à destination des réfugiés. Ces derniers sont toujours bloqués du côté syrien. Selon certaines estimations locales, à Kilis, 55 000 personnes attendraient de pouvoir traverser.
Des réfugiés sont installés dans la ville depuis des mois. Aujourd’hui, Kilis compte une majorité de ressortissants syriens. De nombreuses affiches de magasins sont d’ailleurs en arabe et même dans les petits commerces, les patrons recrutent au moins un arabophone afin de pouvoir attirer la clientèle syrienne. La ville est donc totalement transformée par cette nouvelle réalité.
Ce vendredi 12 février, le poste frontière est très calme, si l’on fait abstraction des camions d’aide humanitaire. Quelques officiels font le pied de grue mais aucun réfugié n’est autorisé à traverser.
A titre individuel, la Turquie permet à certains réfugiés malades ou blessés de franchir la frontière pour se faire soigner ici. Dans les heures à venir, il pourrait y avoir quelques passages autorisés mais ils ne devraient concerner que quelques dizaines de personnes.
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