Messages controversés de Trump: Zuckerberg défend sa décision face aux mécontents

  03 Juin 2020    Lu: 572
Messages controversés de Trump: Zuckerberg défend sa décision face aux mécontents

Confronté à la bronca de certains de ses employés, Mark Zuckerberg continue de défendre sa décision de ne pas modérer des messages polémiques de Donald Trump la semaine dernière sur sa plateforme Facebook.

Contrairement à Twitter, la plateforme au pouce en l'air a décidé de ne pas signaler un message du président américain - «Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles» - au sujet des manifestations dénonçant la mort de George Floyd, qui ont été émaillées d'émeutes. La mort de cet Afro-américain, asphyxié par un policier blanc à Minneapolis, suscite une vague d'indignation aux Etats-Unis.

Plusieurs employés ont exprimé leur mécontentement à l'égard de leur patron ce weekend et participé à une grève en ligne lundi. Ils estiment que même si Facebook a décidé de ne pas exercer la moindre censure sur les propos tenus par les hommes politiques, ceux du locataire de la Maison Blanche dépassent dans ce cas précis les limites - celles de l'incitation à la violence.

Mark Zuckerberg, le fondateur de la plateforme, a répondu à leurs questions lors d'une réunion hebdomadaire en visioconférence mardi, sans changer d'avis. Selon le New York Times, il leur a affirmé avoir eu au téléphone Donald Trump après sa décision, et lui avoir dit qu'il avait trouvé la rhétorique de son post de vendredi «dangereuse et incendiaire».

Mais il a soutenu qu'il ne fallait pas supprimer les messages, au nom de la liberté d'expression et de l'intérêt du public à s'informer. Cette décision, avec laquelle certains employés se sont montrés en désaccord, a été «difficile», s'agissant d'un message dont le contenu l'a personnellement choqué, a expliqué Zuckerberg aux quelque 25.000 employés qui s'étaient connectés, selon le site Recode qui a obtenu un enregistrement de l'appel. «Je savais que les enjeux étaient très importants, et que beaucoup de gens seraient contrariés si nous décidions de ne pas le faire», a déclaré le PDG de la plateforme, cité par Recode.

Mais, selon Bloomberg, il a aussi affirmé au cours de cet échange tendu que Facebook examinait la possibilité de modifier sa politique de modération sur de tels contenus, et de les signaler plutôt que de les supprimer purement et simplement. Une porte-parole de Facebook a déclaré au New York Times que Zuckerberg était «reconnaissant» aux employés d'avoir lancé le débat. (AFP)


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