C’est alors que fin janvier, coup de théâtre, le président conservateur Anibal Cavaco Silva a opposé son droit de veto aux deux textes de la gauche, provoquant la surprise alors qu’il quitte ses fonctions en mars prochain. Cavaco Silva avait argumenté sur les inégalités introduites au sein des couples hétéro et homosexuels pouvant porter préjudice à l’enfant. Et considéré que supprimer l’encadrement psychologique des femmes qui avortent était un recul.
Irritée par la manœuvre, la gauche avait annoncé son intention de faire adopter les textes très rapidement. Les débats ont été houleux à l’Assemblée mercredi, la gauche dénonçant un parti pris idéologique et non institutionnel, dans le but de déstabiliser le gouvernement socialiste, honnis par le président sortant.
Cette fois l’adoption homosexuelle est une réalité. Le président Cavaco n’a plus le droit de veto, la Constitution ne le permet pas.
Tags:






