«Le processus judiciaire est extrêmement opaque et le délai d'une semaine initialement annoncé entre le procès et le verdict n'a pas été respecté, comme nous l'avons tous constaté», ont déclaré Béatrice Hibou et Jean-François Bayart, membres du comité, dans un communiqué. «Il lui faut donc encore attendre, et nous avec, sans que nous n'ayons aucune perspective de date», ont-ils ajouté.
L'anthrophologue est spécialiste du chiisme et chercheuse à Sciences-Po Paris. Après sa comparution le 19 avril devant un tribunal à Téhéran, son avocat avait évoqué un possible verdict sous huit jours et espéré une relaxe.
Arrêtée en juin 2019, Fariba Adelkhah, 61 ans, est poursuivie pour «propagande» contre la République islamique et «collusion en vue d'attenter à la sécurité nationale», des accusations jugées grotestques par son comité de soutien.
La chercheuse, qui avait été très affaiblie par une grève de la faim de 49 jours entre fin décembre et février, va mieux. «Elle reste forte, moqueuse et en forme», a précisé son comité de soutien. «Elle continue à s'occuper de la bibliothèque» au sein de la prison d'Evine à Téhéran, à faire des traductions entre le français et le persan, et remercie ses soutiens, ont-ils ajouté.
AFP
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