Dans un rapport publié jeudi 4 février, Amnesty International dénonce des « mesures d`urgence brutales, notamment des perquisitions de nuit et des arrêtés d`assignation à résidence, bafouant les droits de centaines d`hommes, de femmes et d`enfants, qui en ressortent traumatisés et stigmatisés ». Pour réaliser ce document, les services d`Amnesty international se sont entretenus avec 60 personnes dont « la majorité a déclaré que des mesures très sévères avaient été appliquées, avec très peu, voire aucune explication à la clé, et parfois un usage excessif de la force ».
Certaines ont ainsi confié que la stigmatisation liée aux perquisitions leur avait fait perdre leur travail. « Des pouvoirs exécutifs étendus, assortis de très peu de contrôles sur leur application, ont causé toute une série de violations des droits humains » en France, explique John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d`Amnesty International. Dans le même temps, le rapport révèle que ces mesures « n`ont récolté que très peu de résultats concrets, ce qui pose la question de leur proportionnalité ».
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