Poursuite du blocage des dépôts pétroliers en Bretagne et au Mans

  30 Novembre 2019    Lu: 806
Poursuite du blocage des dépôts pétroliers en Bretagne et au Mans

Le mouvement entraîne la fermeture de stations services non réapprovisionnées, surtout en Bretagne.

Des professionnels du BTP poursuivaient samedi 30 novembre le blocage des accès aux dépôts pétroliers de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, Brest et Lorient, ainsi que de celui du Mans, entraînant la fermeture de stations services non réapprovisionnées.

Les manifestants protestent contre la suppression de l'avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR), prévu dans le projet de loi de finances pour 2020. «Le GNR, une niche fiscale? Non, c'est l'énergie de notre outil de travail», pouvait-on lire sur une banderole devant le dépôt pétrolier du Mans.

Un certain nombre de stations services ont été amenées à fermer depuis vendredi, en totalité ou en partie, selon la nature des carburants qui leur font défaut. Le Finistère, en particulier les secteurs de Brest et Quimper, est le plus touché, selon une carte collaborative proposée par le quotidien Le Télégramme. Le secteur de Lorient (Morbihan) est également affecté.

Dès vendredi, des files importantes se sont formées devant les pompes à essence, de nombreux automobilistes craignant une pénurie.

Le gouvernement a décidé d'assouplir temporairement le temps de conduite pour le transport d'hydrocarbures, afin d'en «fluidifier» la livraison dans le contexte de manifestations autour des dépôts, selon un arrêté paru samedi au Journal officiel.

Cet arrêté, qui s'étend jusqu'à mercredi inclus, permet aux opérateurs de transport d'hydrocarbures de dépasser au maximum de deux heures la durée de conduite journalière. La durée maximale de conduite hebdomadaire pourra, elle, être dépassée dans la limite de huit heures.

Cette décision est prise «considérant que l'approvisionnement national en carburant est gravement perturbé par un mouvement social bloquant l'accès à de nombreux sites de dépôts pétroliers», souligne le texte, qui évoque «un cas d'urgence».

AFP


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