La fraude financière est répandue en Chine, où les investisseurs sont à la recherche d`opportunités pour leur argent, dans un contexte de taux d`intérêt bas, de marchés d`actions très spéculatifs et d`incertitudes sur l`évolution des prix de l`immobilier.
Ezubao, qui était l`une des plus grosses sociétés chinoises de prêts en ligne "peer to peer", inventait en fait la plupart des projets d`investissements proposés sur son site web et remboursait les dettes anciennes avec l`argent de nouveaux investisseurs, a affirmé Chine nouvelle.
"Ezubao constitue typiquement un système de Ponzi", a avoué en prison Zhang Min, un dirigeant de la holding Yucheng Group, propriétaire du site de prêts en ligne, affirme encore l`agence officielle chinoise.
Un autre dirigeant de Yucheng, Ding Ning, aurait financé son train de vie luxueux grâce à cette fraude, en s`offrant notamment une villa à 130 millions de yuans (18 millions d`euros) à Singapour.
Les médias d`Etat publient régulièrement des aveux présumés de détenus alors que des enquêtes sont en cours, une pratique condamnée à l`étranger par des groupes de défense de droits de l`Homme selon qui eux viole le droit des personnes mises en cause à un procès équitable.
Selon la police chinoise, parmi les 207 sociétés auxquelles Ezubao était sensée prêter l`argent des investisseurs, une seule seulement aurait effectivement perçu des fonds.
"95% des projets sur le site Ezubao étaient faux", aurait avoué Yong Lei, un contrôleur de risques d`une filiale de Yucheng.
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