Les conséquences de l’agression arménienne contre l’Azerbaïdjan et sa chronologie

  06 Mai 2019    Lu: 1002
  Les conséquences de l’agression arménienne contre l’Azerbaïdjan et sa chronologie

Dans les années 1990- 1992, la région azerbaïdjanaise du Haut-Karabagh ( jusqu’en 1991, les arrondissements de Choucha, de Khodjavend, d’Asgueran, d’Hadrout, d’Aghdere et la ville de Khankendi appartenaient à cette région administrative de l’Azerbaïdjan, qui couvrait d’une superficie de 4.400 km2) a été occupée par les forces armées arméniennes.

Egalement, à cette époque, à la suite de l’agression militaire de l’Arménie, 7 villages azerbaïdjanais de la région de Gazakh (Baganys –Ayrim, Yukhary Askipara, Achaghy Askipara, Kheyrimli, Gyzyl Hadjyly, Sofoulou, Barkhoudarly) ont été incendiés, pillés de fond en comble et détruits jusqu’aux fondations par les forces armées arméniennes. 6500 personnes ont été chassés de ces territoires occupés. Actuellement, environ 8% des 75 villages de la région de Gazakh (une superficie de 699 km2) sont sous occupation armée arménienne.

En outre, l’un des 221 villages de la République autonome de Nakhitchevan (d’une superficie de 5 368 km2), et une partie du village de Kerki (0.5%) de la région de Sederek, ont été envahis le 19 janvier 1990 : 347 personnes ont dû fuir ces territoires occupés et chercher refuge ailleurs.

Le bilan de ces années 1988-1993 : réussissant à instaurer un Etat monoethnique, les forces armées arméniennes, sous le patronage de certains pays, ont occupé les régions de Latchyn, de Kalbadjar, d’Aghdam, de Fuzouli, de Djabraïl, de Goubadly et de Zanguilan, qui ne sont pas dans les contours discutés de la région du Haut-Karabagh et qui représentent quatre fois la surface de ce territoire du Karabagh. Toutes ces régions ont été soumises à une épuration ethnique méthodique par les envahisseurs arméniens. Suite à cette agression armée, plus d’un million de personnes (15% de la population totale du pays) sont des refugiés ou des déplacées, plus de 20% du territoire de l’Azerbaïdjan est sous occupation militaire.

La région d’Aghdam : sa superficie est de 1094 km2 (846.7 km2, soit 77.4% de cet arrondissement, est sous occupation). Le nombre des villes, des villages et des bourgs occupés : 1 ville et 80 villages. Le bourg de Gouzanly et 10 villages, de 247 km2, soit 22.6% de sa superficie, sont sous le contrôle de l’Azerbaïdjan et plus de 90 mille d’habitants (37 mille locaux, 53 mille personnes déplacées) y sont installés.

La région de Fuzouli : sa superficie est de 1386 km2 , dont 1112 km2 sont sous occupation arménienne. Le nombre des villes, des villages et des bourgs occupés :1 ville, 1 bourg, 58 villages. En 1994, le bourg de Horadiz et 22 villages (une superficie de 600 km2) ont été libérés et sont sous le contrôle de l’Azerbaïdjan. Les 12 nouveaux bourgs et 21 villages abritent aujourd’hui 114.452 d’habitants dont 64.545 sont des locaux et 50.000 des personnes déplacées.

La région de Terter : par une loi n0327 du 13 octobre 1992 du Milli Medjlis de la République d’Azerbaïdjan, la région d’Aghdere a été abolie. Selon cette décision, la ville d’Aghdere et les 13 villages de cette région (Oumoudlou, Zeylik, Metschen, Meuhretagh, Aghabeyelendj, Maghavouz, Akop Kamari, Mingrelsk, Nerkin Oratagh, Gasapet, Djanyatag, Demirli, Gülyatag) et les terres de ces zones d’habitation ont été intégrées dans l’arrondissement de Terter et demeurent à ce jour sous occupation militaire arménienne.

La région de Khodjavend : actuellement, seule la partie nommée Narguiztepe dans l’arrondissement de Khodjavend (dans le Haut-Karabagh) est sous le contrôle de l’Azerbaïdjan 114 mille mètres carrés.

Comme toujours, l’opiniâtre politique d’agression arménienne s’accompagne de massacres effroyables. Dans les années 1988- 1993, suite à l’agression militaire de l’Arménie et à l’invasion qui a suivi, 20.000 Azerbaïdjanais ont été tués, et plus de 100.000 ont été blessés, 50.000 sont depuis des mutilés de guerre. Pendant le conflit, 4.853 personnes ont été portées disparues, dont 1.357 personnes auront été libérées à titre d’otages, 783 restent encore les otage de l’Arménie. Selon le Comité International de la Croix Rouge, 439 personnes sont mortes en captivité. 

Eltchin Ahmedov/1905.az


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