Un bébé issu de l’ADN de 3 personnes diffé­rentes est né en Grèce

  12 Avril 2019    Lu: 764
 Un bébé issu de l’ADN de 3 personnes diffé­rentes est né en Grèce

Mardi 9 avril, un bébé possé­dant l’ADN de trois personnes est né en Grèce, suite à une insé­mi­na­tion arti­fi­cielle contro­ver­sée. La procé­dure, effec­tuée par des spécia­listes grecs et espa­gnols, s’est appuyée sur un trai­te­ment expé­ri­men­tal par FIV, appelé don mito­chon­drial. Elle consiste à utili­ser un ovule de la mère, le sperme du père, ainsi que l’ovule d’une donneuse, rapporte The Guar­dian.

99,8 % des gènes se trouvent sur les 23 paires de chro­mo­somes situés dans le noyau de chaque cellule du corps humain, mais une infime propor­tion de maté­riel géné­tique réside dans les mito­chon­dries d’une cellule, des orga­nites intra­cel­lu­laires. Dans le cadre de cette procé­dure effec­tuée à la clinique Insti­tute of Life, les mito­chon­dries de la mère ont été reti­rées de son ovule, pour être rempla­cées par celles d’une donneuse. Origi­nel­le­ment, ce trai­te­ment a été déve­loppé non pas dans le cadre de problèmes de fécon­dité, mais pour empê­cher la trans­mis­sion de mala­dies mito­chon­driales de la mère à l’en­fant.

D’après Nuno Costa-Borges, spécia­liste de l’em­bryo­lo­gie espa­gnol ayant parti­cipé au projet, cette procé­dure pour­rait aider « un nombre incal­cu­lable de femmes » souf­frant d’in­fer­ti­lité. D’autres cher­cheurs déplorent l’uti­li­sa­tion d’un trai­te­ment dont les effets n’ont pas été testés sur le long terme. « Les risques que comportent cette tech­nique ne sont pas entiè­re­ment connus, bien qu’ils puissent être consi­dé­rés comme accep­tables dans le cadre d’une mala­die mito­chon­driale, ce qui n’est pas le cas ici », explique Tim Child, profes­seur à l’uni­ver­sité d’Ox­ford et direc­teur du Ferti­lity Part­ner­ship.

Source: Ulyces


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