L'Irak exhume un premier charnier dans le bastion des Yazidis décimés par l'EI

  15 Mars 2019    Lu: 256
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L’ouverture par les autorités de ce charnier pour en exhumer les corps et en tirer des éléments d’identification permettra de faire la lumière sur le sort de centaines d’habitants de Kojo.

Un premier charnier du groupe Daesh a été exhumé vendredi à Kojo, localité yazidie du nord de l’Irak, en présence de la Nobel de la Paix Nadia Murad, porte-voix de cette minorité décimée qui réclame une reconnaissance des crimes djihadistes.

L’ouverture par les autorités de ce charnier pour en exhumer les corps et en tirer des éléments d’identification permettra de faire la lumière sur le sort de centaines d’habitants de Kojo, assure l’Onu, qui enquête pour établir si ces massacres constituent un génocide.

C’est une première, précisent les Nations unies à Sinjar, bastion de la minorité kurdophone dont la religion, ésotérique et monothéiste mais dépourvue de livre sacré, lui a valu de longue date d’être persécutée.

À Kojo, des centaines d’hommes et de femmes pourraient avoir été exécutés lorsque des combattants sont entrés en août 2014 dans cette localité, dont est originaire Nadia Murad. Lors de leur percée fulgurante au cours de laquelle ils se sont emparés de près d’un tiers de l’Irak, les djihadistes ont également enlevé plus de 700 femmes et enfants à Kojo. Les femmes et les fillettes de plus de neuf ans ont été réduites à l’esclavage sexuel et les garçons de plus de sept ans transformés en enfants-soldats.

Dans la seule province de Ninive, où se trouve également Mossoul - ancienne «capitale» irakienne de l’EI, - plus de 7.200 personnes sont toujours portées disparues, dont plus de 3.000 Yazidis, selon les autorités.

Belga


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