Syrie: les FDS traquent les djihadistes parmi les évacués

  26 Février 2019    Lu: 380
 Syrie:  les FDS traquent les djihadistes parmi les évacués

Les évacués de l'ultime réduit du groupe Etat islamique (EI) dans l'est de la Syrie, sont soumis aujourd'hui à des fouilles et interrogatoires par les forces arabo-kurdes, qui attendent la sortie des derniers civils pour lancer l'assaut "final" contre les djihadistes retranchés.

Ces derniers jours, des hommes, femmes et enfants, dont de nombreux étrangers, sont sortis par milliers de la petite poche tenue par l'EI dans le village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie. Mais selon l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), quelques milliers de civils, principalement des proches de djihadistes, se trouvent encore dans ce réduit d'un demi-kilomètre carré, composé de quelques pâtés de maisons accolés à un campement informel. Soutenus par la coalition internationale emmenée par Washington, les FDS attendent le départ des derniers civils pour relancer l'offensive contre les djihadistes réfractaires, retranchés dans des tunnels au milieu d'un océan de mines.

Ce matin, des hommes, femmes et enfants, sortis la veille de Baghouz à bord d'une quarantaine de camions, étaient soumis à des fouilles et des interrogatoires poussés des FDS, qui espèrent ainsi identifier des djihadistes, a constaté une journaliste de l'AFP. Environ 300 personnes blessées, principalement des femmes, ont été recensées parmi ces nouveaux arrivants, notamment touchés par des mines qui ont explosé ou des bombardements. Parmi elles, une fillette de 11 ans qui a perdu sa jambe et un enfant de trois ans au poignet cassé accompagnant sa mère enceinte, elle aussi blessée. Parmi les femmes, plusieurs ont expliqué ne pas avoir pu quitter Baghouz plus tôt parce qu'elles n'avaient pas suffisamment d'argent pour payer les passeurs leur permettant de fuir les djihadistes. "A l'intérieur (de Baghouz), il n'y a que la faim", confie l'une d'entre elles. A côté, deux enfants dévorent de la confiture, à même le pot.

Non loin, une femme originaire du Kazakhstan demande à la ronde quand sera distribué un éventuel repas. Une Russe est également présente parmi les déplacés, selon la journaliste de l'AFP.

AFP


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