Les prix du pétrole brut devraient osciller entre 30 et 40 dollars le baril

  12 Janvier 2016    Lu: 634
Les prix du pétrole brut devraient osciller entre 30 et 40 dollars le baril
«Jamais, la visibilité dans le domaine énergétique n’a été aussi faible», a dit Fatih Birol, Directeur Exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie.
Le Directeur Exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie (IEA), Fatih Birol, a estimé que les prix du pétrole brut devraient osciller entre 30 et 40 dollars le baril et ne devraient pas descendre plus bas.

Birol s’est exprimé, lundi, lors d’une conférence internationale à Istanbul au sujet des perspectives dans le domaine de l’énergie, à la lumière du sommet sur le climat organisé il y a quelques semaines à Paris.

Il a toutefois souligné que «jamais, la visibilité dans le domaine énergétique n’a été aussi faible».

Selon Birol, la faible visibilité est explicable par quatre raisons.

«La première est la situation géopolitique. La région où se trouvent les plus grands producteurs de pétrole est dans une situation très compliquée. Il me semble que cela ne va pas changer rapidement», a-t-il expliqué.

La seconde raison, pour Birol, est le ralentissement de la croissance économique mondiale, notamment dans les pays en voie de développement.

Les conséquences de l’accord de Paris sur le climat, signé pour la première fois par tous les pays, sont la troisième cause de manque de visibilité indique Birol , car «nous ne savons pas si ces conséquences seront réelles et si elles vont changer les choses.»

La quatrième cause est pour lui, les fluctuations au niveau des prix de l’énergie qui restent imprévisibles.

Birol s’est dit optimiste concernant les investissements dans les énergies renouvelables.

«20 pays ont décidé de doubler leurs investissements dans ce domaine lors du sommet de Paris, a-t-il rappelé. Mais la baisse des prix des énergies fossiles peut ralentir les projets dans ce sens.»

Par ailleurs, Birol a estimé que l’Inde va très prochainement devancer la Chine dans la demande en énergie, et devenir le centre mondial de l’énergie.

"La principale part de la croissance mondiale va venir des pays asiatiques", a-t-il conclu.

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