"Un dialogue constructif avec les gouvernements avant de tirer des conclusions hâtives ferait certainement progresser notre cause commune de promotion et de protection des droits de la personne", a déclaré l'ambassadrice hongroise, Zsuzsanna Horvath, devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève. Elle répondait aux critiques de la nouvelle chef des droits de l'Homme de l'ONU, Michelle Bachelet, qui a pris ses fonctions début septembre et présenté hier au Conseil le rapport périodique du Haut-Commissariat. "Nous avons été rassurés d'apprendre hier que vous serez toujours à l'écoute des préoccupations des gouvernements. Il est toutefois regrettable que votre rapport contienne des demi-vérités", a relevé Mme Horvath.
Dans son discours préparée, que Mme Bachelet n'a pas pu lire entièrement faute de temps selon l'ONU, la Haut-Commissaire s'en est pris à la façon dont beaucoup de pays occidentaux gèrent la question des migrants. Elle a ciblé en particulier la politique migratoire de la Hongrie et le gouvernement hongrois "pour permettre aux autorités d'arrêter, d'inculper pénalement et d'expulser immédiatement des zones frontalières hongroises tout avocat, conseiller, bénévole ou membre de la famille résidant légalement soupçonné d'aider une personne à présenter une demande d'asile, d'obtenir un permis de séjour ou d'entreprendre toute autre action parfaitement légale". Mme Horvath a affirmé mardi que "personne n'est détenu dans les zones de transit en Hongrie". "En outre, de la nourriture a été et continuera d'être fournie aux personnes qui ont déjà présenté leur demande d'asile", a-t-elle assuré.
AFP






