Cette décision s'inscrit dans la politique mise en place par Malte et son voisin italien visant à s'assurer que les ONG n'utilisent pas leurs ports comme des bases pour secourir les migrants au large des côtes libyennes.
"Désormais, aucun vol de recherches dans la zone nord des côtes libyennes n'est possible", a déclaré Sea Watch. Le Moonbird, qui est géré par Sea Watch et l'ONG suisse Humanitarian Pilots Initiative, aurait permis de secourir environ 20.000 personnes, selon Sea Watch. "Plus de 1000 (migrants) se seraient noyés si l'équipage du Moonbird n'avait pas repéré le naufrage de leurs embarcations au dernier moment", précise-t-elle.
Malte a annoncé la semaine dernière la fermeture de tous ses ports aux navires d'ONG, au même titre que l'Italie, après avoir laissé accoster le bateau humanitaire allemand Lifeline à La Valette qui transportait 234 migrants. Le navire a été bloqué à Malte la semaine dernière, et son capitaine a comparu lundi devant la justice maltaise car, selon le parquet, le bateau n'était pas correctement enregistré. Les associations démentent toute irrégularité. Un autre navire humanitaire, le Sea Watch 3, a demandé à quitter le port de La Valette après une maintenance mais cette requête a été refusée par les autorités portuaires, a annoncé l'ONG lundi.
Le Figaro






