Cet événement exceptionnel a débuté par la prise de parole du Sénateur Alain Houpert et Jean-François Mancel, membre honoraire du parlement, président de l'AAA qui ont présenté et mené ce débat.
Sénateur A. Houpert a tout d'abord félicité le peuple azerbaïdjanais pour le centenaire de la Première République d'Azerbaïdjan. Il a parlé de l’harmonie religieuse portée par un Etat laïc dans un monde musulman, ainsi que la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes. Il a souligné que l’Azerbaïdjan a parvenu à créer la coexistence pacifique entre différentes communautés religieuses à faire cohabiter sans violence une majorité musulmane chiite avec des sunnites, des juifs, des chrétiens, des orthodoxes russes, quelques milliers de protestants, des catholiques.
Jean-François Mancel, président de l'Association des Amis de l'Azerbaïdjan, a rappelé que la fondation de la République Démocratique d'Azerbaïdjan reposait sur les principes de laïcité et que le droit de vote aux femmes avait été octroyé dès la création. L’Azerbaïdjan est ainsi reconnu comme un exemple de tolérance et de savoir vivre ensemble dans la région du Caucase et en Orient.
Son Excellence Rahman Mustafayev, Ambassadeur de la République d'Azerbaïdjan en France a donné un aperçu historique de la République Démocratique d'Azerbaïdjan depuis sa création en 1918 et a précisé que la France avait été l’un des premier pays à en reconnaître l’indépendance.
Georges Mamulia a, quant à lui, mis l’accent sur le mouvement du peuple Azerbaïdjanais pour libération de son pays. Le combat, pour parvenir à cette indépendance fut très difficile, notamment en raison de l’invasion du peuple Arménien soutenu par les Bolcheviques en 1905. Malgré cette pression extérieure, la République Démocratique d'Azerbaïdjan, première dans le monde oriental, a été proclamée le 28 mai 1918. La délégation azerbaïdjanaise de cette république, présidée par Alimardan Bey Topchubashov, président du parlement, participa en Janvier 1919 à la Conférence de Paix de Paris pour faire reconnaître la nouvelle république.
Gilles Authier a poursuivi en indiquant que de nombreuses ethnies azerbaïdjanaises peuplaient la région du Caucase, précisant que ces minorités nationales luttaient constamment pour préserver leur culture, leur langue, leur tradition et leur identité. La création de la République d'Azerbaïdjan a créé l’ensemble des conditions permettant de parvenir à ce dialogue culturel.
A la suite de ces interventions, le débat a été ouvert aux participants du dîner, composés de personnalités politiques, scientifiques et publiques, permettant à chacun de s’exprimer et d’apporter sa contribution à cette magnifique soirée.