La compagnie nationale IranAir a commandé une centaine d’appareils à Airbus pour un montant de 20,8 milliards de dollars (€17,5 milliards) sur la base des prix catalogue. Sur cette même base, les commandes passées par Téhéran à Boeing s’élèvent à 17 milliards de dollars (€14,3 milliards).
Ces accords dépendent toutefois des permis délivrés par les Etats-Unis en raison de la forte utilisation de pièces américaines dans la construction des avions de ligne.
Le département américain du Trésor, qui supervise ces licences d’exportation, a précisé mardi que les Etats-Unis n’autoriseraient plus la livraison d’avions de ligne, de pièces et de services aéronautiques à l’Iran après une période de transition de 90 jours.
Avant cette annonce, Airbus a dit qu’il analyserait attentivement la décision de Donald Trump mais que cela lui prendrait du temps.
Boeing a déclaré pour sa part qu’il allait consulter les autorités américaines au sujet des “prochaines étapes” et qu’il continuerait à “suivre la direction choisie par le gouvernement américain”.
La licence de Boeing était valable jusqu’en septembre 2020, a déclaré une personne impliquée dans les négociations.
Steve Mnuchin a indiqué que certaines compagnies pourraient obtenir des dérogations ou de nouvelles licences dans les trois prochains mois, sans donner davantage de précisions sur les compagnies en question.
“C’est quelque chose que nous allons étudier au cas par cas, mais, d’un point de vue global, le but est d’appliquer à tous les sanctions”, a dit le secrétaire au Trésor, précisant que le but de l’administration américaine était d’empêcher l’Iran d’accéder au système financier des Etats-Unis.






