"Nous nous considérons comme tenus de vous soutenir sous quelque forme que ce soit", écrit le numéro un iranien, selon des extraits de cette lettre à Ismaïl Haniyeh, publiée mercredi sur son site internet officiel.
"C'est un devoir religieux et une obligation (...) et, si Dieu le veut, nous agirons conformément à cette obligation, comme par le passé", ajoute la lettre.
Le document fait référence "à la trahison et à l'hypocrisie de certains pays arabes de la région", pour ajouter: "se diriger vers des négociations avec le régime fourbe, menteur et usurpateur [Israël, NDLR] est une erreur grave et impardonnable".
La publication de cette lettre intervient deux jours après la parution d'un entretien, aux États-Unis, dans lequel le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, affirme que les Israéliens ont le "droit" d'avoir leur propre État-nation comme les Palestiniens.
Cette déclaration inédite pour un souverain saoudien a été perçue comme un nouveau signe supplémentaire de rapprochement entre Riyad et Israël face à une République islamique d'Iran présentée par ces deux pays comme la source de tous les maux du Proche et du Moyen-Orient.
L'Iran soutient de longue date le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et le Jihad islamique, autre groupe armé palestinien.
Depuis la révolution islamique de 1979, le soutien à la cause palestinienne et la non reconnaissance d'Israël sont deux constantes de la politique étrangère de l'Iran.






