"Le gouvernement britannique juge que le gouvernement russe, spécifiquement l'armée russe, était responsable de la cyberattaque destructrice NotPetya de juin 2017", a déclaré le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Tariq Ahmad dans un communiqué.
L'attaque au rançongiciel (ransomware) avait contaminé des milliers d'ordinateurs dans le monde entier. Elle avait notamment perturbé des multinationales et infrastructures critiques, comme les contrôles sur le site de l'accident nucléaire de Tchernobyl et les ports de Bombay et d'Amsterdam.
Parmi les entreprises touchées figuraient le pétrolier russe Rosneft, le transporteur maritime danois Maersk, le laboratoire pharmaceutique américain Merck, le spécialiste français des matériaux de construction Saint-Gobain ou le publicitaire britannique WPP.
En Ukraine, pays le plus touché, les opérations des banques avaient été affectées et les autorités avaient évoqué une attaque sans précédent.
L'attaque, sous le couvert d'une entreprise criminelle, "avait principalement pour but de perturber", a souligné le ministère britannique dans le communiqué. "Le Royaume-Uni et ses alliés ne toléreront pas de cyberactivité malveillante", a-t-il ajouté.
Londres a déjà dénoncé à plusieurs reprises les actes "hostiles" de la Russie, la Première ministre Theresa May citant notamment, dans un discours prononcé en novembre 2017, "l'annexion illégale de la Crimée" mais aussi des campagnes de "cyber espionnage" et "l'ingérence lors d'élections".
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