Le célèbre photographe juif: Les rues étaient pleines de cadavres à Bakou - PHOTOS

  20 Janvier 2018    Lu: 2761
Le célèbre photographe juif: Les rues étaient pleines de cadavres à Bakou - PHOTOS
AzVision présente des photos du célèbre photographe Boris Dubin, qui a été témoin de la tragédie du 20 Janvier du peuple azerbaïdjanais survenue il y a 28 ans. Boris Dobin vit en Israël depuis 1992, dans la ville de Migdal Haemek. Il est membre de l'Association "Israël-Azerbaïdjan" (AZIS).


Ses photos illustrent les événements dramatiques de janvier 1990 à Bakou. Ce sont des faits de l'histoire.

«En janvier 1990, je suis retourné à Bakou après ma première visite en Israël. La tension était ressentie dans la ville, mais la vie continuait. Le 19 janvier, la nuit, mes amis et moi sommes allés à l'hôtel Inturist au sauna, c'était notre tradition. Nous sommes restés là jusqu'à tard. Je suis rentré chez moi tard dans la nuit. Ensuite, des tirs ont été entendus dans la ville ...





A cette époque, je travaillais en tant que photographe. C'était terrible de marcher dans les rues. Les corps étaient partout. Les rues étaient pleines de cadavres. Il était clair que l'armée tirait sur des personnes non armées qui ne pouvaient pas et ne tentaient pas de résister. Je n'ai lu sur des événements similaires que dans des livres sur le nazisme. C'est le nazisme que l'armée a fait du 19 au 20 janvier à Bakou. La douleur et la confusion que les habitants de Bakou ont ressenties ce jour-là ne peuvent être oubliées».







Le 20 janvier n’est pas la tragédie d’un seul jour, ni d’un mois. Cette tragédie était liée aux événements survenus dans la région du Haut-Karabagh de l’Azerbaïdjan vers la fin des années 1980. Le soutien de Moscou au séparatisme arménien, l’incompétence du gouvernement local, sa position contre les intérêts nationaux avaient irrité le peuple et provoqué une grande vague de protestation.

Les dirigeants de l’empire ont commencé à prendre des mesures afin de disperser les manifestations et réprimer le mouvement populaire. Des chars et des soldats blonds ont commencé à apparaître pour la première fois dans les rues de la capitale azerbaïdjanaise. Mais le peuple n’a pas quitté la place centrale. Dans la nuit du 4 au 5 décembre 1988, le gouvernement central a donné l’ordre de disperser par la force les manifestations. Des forces militaires sont entrées dans la place centrale de Bakou, plusieurs personnes ont été emprisonnées.

Le 20 janvier 1990, à 00h00, heure locale. Les unités militaires stationnées quelques jours avant autour de Bakou sont entrées dans la ville en 5 directions. Les chars et les véhicules blindés détruisaient les barricades, les soldats tiraient sur les civils, même sur les ambulances et les maisons.

Les statistiques sanglantes de cette nuit :

147 personnes tuées ;

744 personnes blessées ;

841 personnes illégalement arrêtées.

25 femmes et 20 enfants figuraient parmi les blessés. Certains d’entre eux sont devenus handicapés.

Selon son ampleur, sa nature et son essence, la tragédie du 20 Janvier était le plus terrible crime que les autorités de l’URSS avaient commis après la Seconde Guerre mondiale.

İl existe toujours des moments tragiques, ainsi que des pages patriotiques dans l’histoire de chaque peuple.

En janvier 1990, une nouvelle adresse a été ajoutée sur la carte de Bakou. C’était l’Allée des Patriotes. İl y a déjà 28 ans, l’Allée des patriotes est devenue un lieu sacré.


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