Les éléments rassemblés vont dans le sens du "scénario le plus probable" selon lequel le sarin était contenu dans une bombe larguée d'un avion, affirme le rapport, "certain que le responsable de cette attaque sur Khan Cheikhoun est le régime syrien".
Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient accusé les forces du président syrien Bachar al-Assad d'être responsables de cette attaque, mais Damas avait démenti toute implication.
"Une réponse internationale forte est désormais essentielle pour demander des comptes aux responsables de l'attaque de Khan Cheikhoun", a déclaré à des journalistes l'ambassadeur britannique à l'ONU, Matthew Rycroft. "Il appartient maintenant au Conseil de sécurité d'agir en lien avec ces conclusions et de rendre justice", a-t-il ajouté, assurant que Londres était en pourparlers avec Washington sur un projet de résolution sanctionnant la Syrie.
Mais une telle mesure ferait probablement l'objet d'un veto de la Russie, alliée du président Assad.
Moscou, qui affirme que le sarin retrouvé à Khan Cheikhoun provient de l'explosion d'un obus au sol et non d'une attaque aérienne syrienne, a estimé vendredi que le rapport montrait "de nombreuses contradictions, des incohérences logiques, une utilisation de témoignages douteux et de preuves non confirmées".
Une position dénoncée par le département d'Etat vendredi.
"En tentant de saper" la crédibilité de ce rapport, "la Russie a démontré encore une fois qu'elle donnait la priorité à la protection de son allié, le régime d'Assad, plutôt qu'à arrêter cette utilisation monstrueuse d'armes chimiques", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert. "Les membres de la communauté internationale devraient répondre au mépris évident de la Syrie envers les normes et règles internationales en la condamnant et en exigeant des responsabilités", a-t-elle ajouté dans un communiqué.
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