Dans leur déclaration conjointe, les 12 pays dénoncent la façon dont se sont déroulées les élections régionales du 15 octobre, avec "des actes d'intimidation, de la manipulation, de contrainte sociale et de conditionnement du vote, en autres irrégularités". A l'inverse de ce que prédisaient les sondages, le camp présidentiel a largement remporté ce scrutin, gagnant 18 des 23 postes de gouverneurs, générant une crise dans l'opposition.
Le groupe de Lima appelle cette dernière à "maintenir son unité, en offrant un front commun avec un programme, une condition indispensable pour trouver une solution à la crise vénézuélienne", et plaide pour un dialogue entre les deux camps, sous médiation internationale.
Le Canada et l'Argentine, qui présideront respectivement l'an prochain les sommets du G7 et du G20 des pays les plus industrialisés, entendent par ailleurs se "coordonner (...) pour s'assurer que le Venezuela soit une véritable priorité" lors de ces rencontres, a dit Chrystia Freeland.
La réunion de Toronto était la troisième depuis la formation de ce groupe de pays en août. Leur prochain rassemblement aura lieu au Chili en janvier 2018.
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