Toutes ces choses que vous ne saviez sans doute pas sur Angela Merkel

  24 Septembre 2017    Lu: 571
Toutes ces choses que vous ne saviez sans doute pas sur Angela Merkel

Les Allemands doivent choisir leur prochain chancelier dimanche. Angela Merkel a de grandes chances de rempiler pour un quatrième mandat à la tête de l'Allemagne. Même après 12 ans de pouvoir, une aura de mystère continue d’entourer la sexagénaire.

Elle est la favorite des élections fédérales qui se dérouleront outre-Rhin dimanche. Aux manettes de l'Allemagne depuis 2005, la dame de fer a déjà vu passer quatre Présidents français. Malgré une longévité politique phénoménale, la chancelière garde néanmoins de nombreuses parts d'ombre.

Un nom et un mari "fantôme"

Son nom est connu du monde entier, pourtant ce n'est pas celui avec lequel elle est née.

Angela Kasner devient Angela Merkel en 1977, lorsqu’elle se marie à Ulrich Merkel. Malgré leur divorce cinq ans plus tard, la future chancelière conserve ce patronyme. Elle dira de leur union que "ce n'était pas le grand amour".

Plus de deux décennies plus tard, elle épouse Joachim Sauer en secondes noces. Un physicien dont la discrétion légendaire lui vaut le surnom de "fantôme de l’opéra" dans de nombreux médias.

L'homme n’apparaît que rarement aux côtés de son épouse. On le retrouve aussi parfois trônant sur des photos officielles, au milieu des premières dames du G20, comme Melania Trump ou Brigitte Macron.

En 2008, Nicolas Sarkozy avait même commis l’impair de parler de lui en tant que "monsieur Merkel", lors d’un discours qu’il avait prononcé en sa présence.

Les Allemands la surnomment "Mutti", un diminutif affectueux qui signifie "Maman" dans la langue de Goethe. Un paradoxe étant donné que la chancelière n'a elle-même jamais eu d'enfant.

Des phobies

Elle a beau être souvent qualifiée de femme la plus puissante du monde, Angela Merkel a peur des orages. Mais sa plus grande phobie, ce sont les chiens.

D’ailleurs, avant chacun de ses déplacements à l’étranger, ses hôtes sont prévenus pour éviter que des canidés ne traînent dans les parages. En douze années de pouvoir et de visites diplomatiques, cette consigne a été toujours soigneusement respectée.

Toujours, sauf une fois en 2007, durant un voyage en Russie. La dame de fer s'entretenait avec Vladimir Poutine devant un parterre de journalistes quand soudain, Koni a débarqué. Le gros labrador noir du dirigeant russe s'est approché de la chancelière qui s'est alors figée, tentant tant bien que mal de rester calme.

"J'espère que le chien ne vous effraie pas", lui a alors lancé son homologue, avec un sourire narquois.
Quelques années après cet épisode, Vladimir Poutine a assuré qu'il n'était pas au courant de cette phobie qui hante la chancelière. Difficile à croire quand on se souvient qu'un an avant le fâcheux incident, l'ex-agent du KGB avait offert une peluche à Angela Merkel. Une peluche en forme de chien.

Une chancelière normale

François Hollande avait théorisé le "Président normal", mais on fait difficilement plus normal qu'Angela Merkel. La chancelière continue d'habiter un appartement de location à Berlin, plutôt que de vivre dans le luxueux logement de fonction qu'offre la chancellerie.

De même, il n'est pas rare de croiser la femme la plus puissante du monde dans les allées d'un supermarché. L'Allemande continue à faire ses courses elle-même, accompagnée de trois gardes du corps qui savent se faire discrets.

Ses vacances, la dirigeante les passe souvent à Uckermark, dans sa petite maison de campagne.

Un look qui traverse les époques

La simplicité d'Angela Merkel transparaît jusque dans son look, qui n'a quasiment pas changé en presque 30 ans de carrière.

Sa stricte coiffure reste plus ou moins la même, vous pouvez observez par vous-même cette évolution capillaire quasi-nulle :


Côté vêtements, on ne peut pas dire que le placard d'Angela Merkel regorge de fantaisie. Elle ne déroge jamais à son éternelle veste boutonnée et à son infatigable pantalon noir. Son compatriote, Karl Lagerfeld, avait d'ailleurs passé son look au crible en 2012.

Pour le Kaiser de la mode, la chancelière devrait porter "des pantalons mieux coupés" et des "vestes ouvertes sur des chemisiers".

À ce jour, l'unique extravagance vestimentaire que l'on lui connaisse, c'est ce décolleté plongeant qu'elle avait porté pour l'inauguration de l'opéra national d'Oslo, en 2008, et qui avait affolé les tabloïds.

Des mains et un losange

Angela Merkel, c'est aussi une gestuelle qui traverse les années. Depuis qu'elle est arrivée au pouvoir, la chancelière pose toujours en formant un losange avec ses doigts.

Un geste qui est tellement associé à sa personne que son parti, la CDU, en avait fait la signature de sa campagne en 2013. Sur cette affiche titanesque de 70 mètres de long sur 20 de large, on pouvait voir les mains de la dirigeante, réalisées à partir d'une mosaïque composée de plus de 2.000 photos.

Un parcours hors normes

La chancelière est la seule dirigeante du G20 à avoir poussé aussi loin des études scientifiques. Elle possède un doctorat en physique quantique et ne s'est lancée dans la politique que sur le tard.

Enfant de la RDA, Angela Merkel avait 35 ans lors de la chute du mur de Berlin. Au moment même où le rideau de fer s'écroulait, la future dirigeante se détendait au sauna.

Avec ses premiers marks ouest-allemands, la monnaie nationale qui a précédé l'euro, elle s'offrira un kebab, sans savoir sans doute qu'elle deviendra un jour la première femme à gouverner l'Allemagne.

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