L'espoir de retrouver des survivants s'amenuise

  24 Septembre 2017    Lu: 291
L'espoir de retrouver des survivants s'amenuise

Le bilan du séisme de mercredi s'est alourdi à 305 morts. Une nouvelle secousse de moindre magnitude a mis les nerfs à rude épreuve.

Les recherches se poursuivaient samedi soir à Mexico pour tenter de retrouver les derniers survivants mais l'espoir des familles s'amenuisait, quatre jours après le séisme qui a fait au moins 305 morts et choqué la capitale.

Les nerfs profondément éprouvés depuis le séisme de mardi ont été mis à rude épreuve samedi matin par une nouvelle secousse, l'alerte sismique jetant les habitants de Mexico dans les rues, parfois encore en pyjamas ou pieds nus, peu avant 08H00 (15h00 en Suisse).

Un temps interrompues, le contre-la-montre des opérations de sauvetage se poursuivait sur au moins cinq sites, selon la mairie, une trentaine de personnes étant encore portées disparues dans la capitale, selon son maire Miguel Angel Mancera.

Avec la tombée du jour, la fatigue et le désespoir pesaient plus fortement sur les familles qui campent depuis mardi devant un immeuble de bureaux en ruines du quartier branché de Colonia Roma, où pourraient encore être prisonniers plusieurs de leurs proches.

«Ils savent qu'on les cherche»

Après avoir été rassurées par les explications de sauveteurs mexicains, américains et israéliens, les familles ont donné leur accord pour qu'entrent des engins plus lourds afin d'accélérer les recherches.

Un fauteuil rouge, une grosse climatisation, un énorme bout de toit et, vision insolite, un tableau apparemment intact montrant un magicien, ont été extraits des décombres dans la journée, ainsi que des centaines de seaux remplis de débris.

«Ca nous a donné de l'espoir de voir qu'il sortait la climatisation parce que ça pourrait avoir dégagé un grand trou» pour que les sauveteurs puissent entrer, confie Maria Soledad Dias, biologiste et amie d'un des nombreux comptables disparus. Le bruit du déblaiement, «c'est de l'espoir pour eux, ils savent qu'on les cherche», veut-elle croire.

«Venus sauver des vies»

Mais à mesure que s'éloigne le délai critique des 72 heures, au-delà duquel les experts estiment que les chances de survie sont faibles, l'optimisme se fait plus rare. Même si les proches des disparus se souviennent des sauvetages «miracles» accomplis après le grand séisme de 1985 dans cette mégalopole de 20 millions d'habitants.

Certains pleurent, d'autres prient devant la statue d'une vierge installée près de cet immeuble de l'avenue Alvaro Obregon devenu emblématique de la douloureuse attente des familles.

«Nous sommes venus sauver des vies. Il faut rester confiant et penser que peut-être qu'ils sont dans un lieu où ils peuvent continuer à recevoir de l'oxygène et donc survivre», explique à l'AFP Karin Kvitca, une sauveteuse israélienne âgée de 29 ans.

Depuis mardi, 69 personnes ont été sorties en vie d'immeubles effondrés à Mexico, a indiqué la Protection civile samedi. Son dernier bilan fait état samedi de 305 morts, dont 167 à Mexico, 73 dans l'Etat de Morelos et 45 à Puebla. Quatre Taïwanais, un Sud-Coréen, une Panaméenne, un Argentin et un Espagnol font partie de ces victimes.

Priorité aux recherches

Le maire Miguel Angel Mancera l'a martelé sur Twitter samedi: «les consignes et la priorité des équipes de secouristes sont de continuer les recherches et les sauvetages».

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