Il demande "aux forces militaires et aux forces de sécurité de cesser immédiatement les meurtres, le harcèlement et les viols de Rohingyas, ainsi que l'incendie de leurs maisons".
Quant au pouvoir civil en Birmanie, et notamment sa dirigeante de facto Aung San Suu Kyi, il doit "condamner fermement toute incitation à la haine raciale ou religieuse" et "lutter contre la discrimination sociale et l'hostilité" contre la minorité musulmane des Rohingyas, estiment les élus européens.
Le Parlement européen rappelle avoir décerné en 1990 son "Prix Sakharov pour la liberté de la presse" à Mme Suu Kyi, qui venait alors d'être placée en résidence surveillée après que son parti eut remporté les élections.
Au vu du silence actuel de Mme Suu Kyi sur le sort des Rohingyas, les députés européens s'interrogent sur la possibilité "d'examiner si le prix Sakharov pourrait être révoqué en cas de violations" des critères ayant conduit à son attribution, à savoir notamment la défense des droits de l'homme et la protection des "droits des minorités".
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