Les premières rafales, qui ont soufflé à plus de 300 km/h, ont été accompagnées d’une forte houle, générant des vagues impressionnantes, de 10 à 12 m, et entre 200 et 400 mm de pluies. Au final, l’œil du cyclone, d’environ 50 km de diamètre, est resté environ une heure et demie sur Saint-Barthélemy avant d’atteindre Saint-Martin.
La ministre des outre-mer, Annick Girardin, a indiqué dès mercredi soir sur RTL que de « très gros dégâts matériels » étaient recensés à Saint-Martin, mais aussi à Saint-Barthélemy. Partout, écoles et administrations avaient été fermées en prévision de l’arrivée du cyclone.
« Les dégâts sont énormes, à tel point que nous n’arrivons pas encore à les mesurer », a confirmé, au micro des médias néerlandais, Ronald Plasterk, le ministre de l’intérieur des Pays-Bas. Le président de la République, Emmanuel Macron, qui avait dit s’attendre à « un bilan dur et cruel » a promis « des moyens financiers pour répondre à cette situation, avec un fonds d’urgence mis en place et un plan national de reconstruction déployé le plus rapidement possible ».
Sur place, Daniel Gibbs, le président du conseil territorial de Saint-Martin, a confié à Radio Caraïbes International son sentiment : « C’est une catastrophe énorme. 95 % de l’île est détruite. Je suis sous le choc. C’est affolant ».
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