Les discussions se poursuivront demain à Tokyo, avec en toile de fond les négociations entre les Britanniques et l'Union européenne (UE) sur les modalités du divorce des deux parties. Les pourparlers patinent. Or le temps presse pour les 1.000 sociétés japonaises présentes au Royaume-Uni (dont le conglomérat industriel Hitachi et les groupes automobiles Toyota, Nissan et Honda) où elles emploient quelque 140.000 personnes. Elles utilisent souvent le royaume pour fournir leurs clients européens ou superviser leurs activités dans l'UE. "Nous allons demander transparence et visibilité pour minimiser l'impact sur nos entreprises", a expliqué un responsable japonais chargé des Affaires européennes.
La chef du gouvernement britannique, qui vient accompagnée d'une délégation d'entrepreneurs, devrait aussi aborder la question d'un éventuel traité commercial entre les deux pays, bien que des négociations concrètes ne puissent pas pour le moment être engagées.
Au programme enfin de ce premier déplacement de Theresa May au Japon, la coopération des deux nations en matière de défense et de sécurité au moment même où les tensions s'exacerbent sur le dossier nord-coréen. La dirigeante britannique s'est dite mardi "scandalisée" par le tir de missile nord-coréen au-dessus de l'archipel nippon. "De notre point de vue, nous sommes prêts à continuer de travailler avec nos partenaires internationaux pour maintenir la pression sur la Corée du Nord", a-t-elle assuré. Sa visite s'achèvera vendredi par une rencontre avec l'empereur Akihito, dont l'abdication est attendue pour fin 2018 ou courant 2019.
Tags:






