Syrie : "Conséquences graves" si le Front al-Nosra contrôle Idleb, selon les USA
"Le nord de la Syrie traverse une de ses plus grandes tragédies", a aussi déclaré Michael Ratney, qui fut à la manoeuvre lors des pourparlers secrets avec les Russes, à Amman, sur le cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, qui a été annoncé par Donald Trump et Vladimir Poutine le mois dernier.
"En cas d'hégémonie du Front al-Nosra dans la région d'Idleb, il sera difficile, pour les Etats-Unis, de convaincre les partis internationales de ne pas prendre les mesures militaires nécessaires", a ajouté le diplomate américain.
Les rebelles, essentiellement islamistes, ont gagné du terrain dans la province d'Idleb en 2015, infligeant une série de défaites à l'armée syrienne, jusqu'à ce que la Russie intervienne pour modifier la donne en faveur des troupes du président Bachar el-Assad.
La province d'Idleb, seule province syrienne à être totalement sous le contrôle des insurgés, est une cible majeure des raids aériens russes et syriens, qui y ont fait des centaines de victimes parmi la population civile.
Cette région agricole connaît un répit depuis la conclusion d'un accord en mai sur la création de quatre "zones de désescalade", dont la province d'Idleb.
Les jihadistes ont fait cause commune avec l'Armée syrienne libre (ASL, soutenue par l'Occident) dans cette province. L'ASL continue d'être présente dans plusieurs villes, et le sud de la province est sous le contrôle de plusieurs organisations, dont Ahrar el-Cham, mais les jihadistes de l'ex-Front al-Nosra cherchent à y étendre leur contrôle.






