72 pays dans le monde condamnent encore l'homosexualité

  29 Juillet 2017    Lu: 868
72 pays dans le monde condamnent encore l'homosexualité
50 ans après la décriminalisation au Royaume-Uni, un rapport d'une association internationale LGBT pointe ces pays où être homo peut mener en prison, voire à la mort.

Alors que l'Allemagne a été en 2017 le dernier pays en date à ouvrir le mariage aux couples homosexuels (sauf blocage de la loi, les premières noces devraient être célébrées en octobre), des dizaines de pays condamnent encore les relations homosexuelles. Selon le dernier rapport de l'Association internationale LGBTI (Ilga) recense même 72 où un rapport homosexuel est un crime. Dans 8 pays, il est même passible de la peine de mort.

Le Guardian note que l'homosexualité a été décriminalisée en Angleterre et au Pays de Galles il y a tout juste 50 ans, mais bien après d'autres pays dont la France, la Belgique, les Pays-Bas ou même l'Argentine et le Brésil. Mais dans le même temps, l'Ouest et l'Est africain, le Moyen-Orient et l'Asie du Sud-Est sont les zones où l'homosexualité est le plus fortement réprimée.


Charia mortelle

En Iran, au Soudan, en Arabie saoudite et au Yémen, l'homosexualité est passible de la peine de mort en application de la charia. La même peine touche certaines régions de la Somalie et du Nord du Nigeria. Dans deux autres pays, la Syrie et l'Irak, ce sont des acteurs non gouvernementaux comme Daech qui opèrent les exécutions.

Mais ce recensement ne prend pas en compte les exécutions ayant eu lieu cette année même en Tchétchénie, où le président Kadyrov a récemment confirmé ses velléités de "purification". Ni l'Égypte, où les relations homosexuelles sont théoriquement autorisées mais où des centaines de personnes seraient emprisonnées pour des raisons "morales".

Vague de "moralisation

Le rapport de l'Ilga précise que, même des tribunaux suivant les règles de la charia présentent un potentiel de répression au Pakistan, en Afghanistan, aux Émirats arabes unis, au Qatar et en Mauritanie, il n'y a pas de preuve que ces menaces aient été menées à exécution récemment.

Longtemps, les lois les plus sévères étaient situées dans le Commonwealth, où des lois héritées du colon britannique, bien qu'abolies au Royaume-Uni, continuent d'être appliquées. Mais ces dernières années, des pays d'Afrique de l'Ouest anciennement annexés par la France (Maroc, Sénégal, Cameroun...) ont vu des appels à la "moralisation" publique pris très au sérieux, avec arrestations ou lynchages publics.

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