Brexit: Barnier a trois priorités dont les droits des citoyens européens

  13 Juillet 2017    Lu: 640
Brexit: Barnier a trois priorités dont les droits des citoyens européens
Le négociateur de l’Union européenne, le Français Michel Barnier, demande mercredi 12 juillet la protection des droits des citoyens européens au Royaume-Uni avant toute négociation d’un accord commercial post-Brexit. Aux droits des citoyens s’ajoutent la question de la facture du Brexit et celle de la frontière avec l’Irlande, trois priorités « inséparables » selon Michel Barnier.

Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit, a rappelé mercredi que les divergences entre Bruxelles et Londres à propos du statut des ressortissants européens quand le Royaume-Uni sera sorti de l’Union européenne devaient être résolues avant que puissent commencer les discussions sur un accord commercial post-Brexit.

« Nous voulons que les ressortissants de l’UE qui vivent en Grande-Bretagne aient les mêmes droits que les citoyens britanniques qui vivent dans l’UE », a déclaré Michel Barnier lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Désaccord autour de la Cour européenne de justice

Or, a-t-il ajouté, la position adoptée par le Royaume-Uni, qui veut que les droits des citoyens relèvent du droit britannique, ne garantit pas cette égalité des droits.

Pour Michel Barnier, la Cour européenne de justice doit être « le garant ultime » de ces droits. Si Londres s’y oppose, « cela créerait de l’incertitude », a ajouté le Français.

Guy Verhofstadt, le coordinateur des travaux du Parlement européen sur le Brexit, a émis le même genre de critique à propos de la garantie des droits des citoyens dans une tribune publiée lundi dans le quotidien britannique The Guardian.

Trois priorités inséparables pour l’UE

Aux droits des citoyens s’ajoutent la question de la facture du Brexit et celle de la frontière avec l’Irlande.

Michel Barnier a répondu à Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères britannique qui avait dit que l’Europe pouvait « toujours courir » pour que le Royaume-Uni paye sa facture en utilisant l’expression « Go whistle » (« aller siffler »). Le négociateur de l’UE a expliqué qu’il n’entendait « aucun sifflet, mais l’horloge qui tourne ».

Pour que les discussions puissent commencer sur les questions commerciales comme le souhaitent les Britanniques, il faut d’abord progresser sur ces trois priorités du Brexit, a ajouté l’ancien commissaire européen.

« Ces trois sujets de priorité pour la première phase des négociations sont inséparables. En d’autres termes, des progrès sur un ou deux de ces sujets ne seront pas suffisants pour continuer sur les discussions à propos de notre future relation avec le Royaume-Uni », a-t-il ajouté.

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