Voilà six semaines jour pour jour que l'armée philippine se bat maison après maison pour reconquérir la ville. Des parlementaires de l'opposition avaient saisi la Cour suprême pour lui demander de rejeter la loi martiale à cause de "l'absence complète de justifications factuelles" à son établissement, dressant des parallèles avec le règne militaire de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos.
Mais la majorité des juges de la haute juridiction ont rejeté ce recours, a annoncé aujourd'hui le porte-parole de la Cour suprême Theodore Te, sans expliquer cette décision.
Les combats à Marawi, sur l'île de Mindanao, ont fait plus de 460 morts, poussé près de 400.000 personnes à fuir et détruit des quartiers entiers de la ville.
Dans leur recours, les élus de l'opposition avaient invoqué pour contester la loi martiale les heures noires de la dictature de Marcos, qui a pris fin en 1986 au bout de deux décennies à la faveur de la révolution dite du "Pouvoir du peuple".
Tags: #Philippines






