L'Autriche reste propriétaire de la maison natale d'Hitler
La loi était destinée à mettre fin à un long différend entre l'Etat et sa propriétaire, Gerlinde Pommer.
Si cette dernière observe depuis plusieurs années un silence médiatique absolu sur cet épineux dossier, évitant tout apparition publique, elle avait néanmoins contesté devant la plus haute juridiction autrichienne la vente forcée qu'elle considérait comme illégale.
Mais la Cour constitutionnelle a donné raison vendredi à l'Etat autrichien estimant que cette expropriation a été menée "dans l'intérêt général".
"La maison présente le risque de devenir un site de pèlerinage (...) au profit de l'idéologie néonazie (...) Il était donc nécessaire de s'assurer qu'aucune infraction ne puisse s'y dérouler", a indiqué la Cour dans son jugement.
La juridiction rappelle que cette vente forcée s'est accompagnée d'une indemnisation, dont le montant n'a pas été dévoilé.
Louée par l'Etat depuis 1972 afin d'en contrôler l'usage, l'imposante bâtisse jaune où le dictateur est né en 1889 a déjà hébergé par le passé un centre pour handicapés, une catégorie de la population qui avait été victime du régime nazi.
Depuis 2011 cependant, la propriétaire avait opposé son veto à tout usage du bâtiment pour lequel l'Etat s'acquittait d'un loyer mensuel de 4.800 euros. Inoccupé, le bâtiment était devenu un lieu de rendez-vous de nostalgiques du IIIe Reich.






