Il est reproché au Premier ministre d'avoir caché la vérité sur les sociétés et biens immobiliers détenus via des holdings off-shore par ses enfants.
Trois de ses quatre enfants sont mis en cause, ses fils Hasan et Hussein et sa fille Maryam Nawaz, pressentie comme son héritière en politique à un an des élections.
Le scandale avait éclaté l'an dernier, lorsque le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) avait publié quelque 11,5 millions de documents secrets émanant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, les Panama papers.
En avril, la Cour suprême avait estimé ne pas disposer de suffisamment de preuves pour destituer M. Sharif, mais elle avait mis sur pied une commission d'enquête chargée de rendre ses conclusions dans les 60 jours.
M. Sharif est arrivé jeudi matin dans les locaux de la commission à Islamabad accompagné de son frère Shahbaz Sharif, gouverneur de la puissante province du Pendjab, et d'autres cadres de son parti, saluant les caméras.
La Commission d'enquête est composée notamment de représentants du bureau anti-corruption et des puissants services secrets militaires.
L'opposant pakistanais Imran Khan, ancienne star du cricket et dont le parti PTI a été à la pointe de l'offensive contre M. Sharif, a maintes fois appelé le Premier ministre à démissionner le temps que soit achevée l'enquête.
La corruption est très répandue au Pakistan, qui figure dans le bas du classement de l'ONG Transparency International, au 116e rang sur 176 pays.
Au cœur de cette affaire se pose la question du financement d'appartements londoniens de luxe, détenus par la famille Sharif via des sociétés off-shore gérées par le cabinet panaméen.
Les partisans de M. Sharif assurent que les fonds proviennent d'entreprises familiales basées au Pakistan et dans le Golfe.
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