Le tribunal a ordonné sa remise en liberté avec interdiction de sortie du territoire pendant la durée des procédures en appel, selon Dogan. Si sa condamnation est confirmée, M. Akay retournera en prison pour purger sa peine.
M. Akay avait été interpellé en septembre 2016, puis écroué dans l'attente de son procès.
Fin janvier, le MTPI avait ordonné à la Turquie de libérer le juge avant le 14 février pour qu'il puisse continuer son travail, soulignant que les juges jouissaient de l'immunité diplomatique.
Son incarcération a paralysé des procédures liées à des dossiers examinés par le MTPI concernant le génocide au Rwanda en 1994, en particulier une demande de révision présentée par l'ancien ministre rwandais Augustin Ngirabatware.
Une application de messagerie en cause
Le juge est accusé par les autorités turques de faire partie de la mouvance du prédicateur turc exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l'instigateur de la tentative de coup d'Etat du 15 juillet, ce que nie M. Gülen.
Le principal élément sur lequel s'est appuyé le tribunal pour condamner M. Akay est la présence dans son téléphone de l'application de messagerie cryptée Bylock, qui était, selon les autorités turques, l'outil de communication des putschistes.
Après le putsch manqué du 15 juillet, le gouvernement turc a lancé des purges d'une ampleur inédite, arrêtant plus de 50.000 personnes.
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