Parmi ces 130 personnes, figure le chef de l'organisation terroriste FETO, Fetullah Gulen, responsable de la tentative de coup d'État ratée du 15 juillet 2016.
Les autorités mènent actuellement une enquête concernant ces 130 individus, pour des actes de terrorisme, de crimes organisés et d'atteinte à l'ordre constitutionnel.
S'ils ne rentrent pas en Turquie dans trois mois à partir d'aujourd'hui, ils seront déchus de la nationalité turque, en vertu de l'article 29 de la Loi sur la nationalité.
Ainsi, les individus cités dans la liste annoncée par le ministère doivent rentrer en Turquie et se présenter aux autorités concernées s'ils veulent garder leur nationalité.
Selon l'article de la loi, «les citoyens pour lesquels une enquête est menée pour crimes contre l'ordre constitutionnel prévu dans le Code pénal, et qui ne peuvent pas être contactés faute de leur présence dans le pays, seront annoncés au ministère par le procureur ou le tribunal, pour la déchéance de leur nationalité, dans un mois après l'enregistrement de leur absence. Si ces personnes ne rentrent pas dans leur pays les trois mois qui suivent l'avis du ministère dans le Journal officiel, elles pourront perdre leur nationalité après la proposition du ministère et la décision du Conseil des ministres.»
Ainsi, si Fetullah Gulen ne rentre pas dans trois mois suivant cet appel, il sera déchu de sa nationalité.
Parmi les 130 personnes appelées se trouvent Osman Hilmi Ozdil, un des «responsables» de FETO, dont l'extradition avait été demandée auprès des autorités thaïlandaises.
L'avis concerne également le député du Parti démocratique des peuples (HDP, opposition) de Sirnak (Sud-est), Faysal Sariyildiz, la députée de Van (Est), Tugba Hezer Ozturk et l'ancien député du Parti de la Paix et de la Démocratie (BDP) de Van, Ozdal Ucer.
Le député Sariyildiz est accusé de fournir des armes à l'organisation terroriste. La députée Ozturk est accusée «d'apologie» et «d'adhésion à une organisation terroriste armée».
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