Dans ces documents, on apprend que l'EI expérimente ses armes chimiques sur des prisonniers vivants. Au moins deux personnes sont mortes lors de ces terribles pratiques. Par exemple, un homme pesant plus de 100 kg a été empoisonné par du sulfate de thalium dissimulé dans sa nourriture. Au bout de 48 heures, il a commencé à se plaindre: tournis, fièvre, gonflement du ventre et de la tête. Dix jours plus tard, il mourait.
"Le poison idéal"
Pour Daesh, le sulfate de thalium est considéré comme "le poison idéal". Pourquoi? Il est difficile à détecter et les premiers symptômes se manifestent seulement après quelques jours.
L'EI dispose d'un autre poison mortel. Il s'agit d'une forme de nicotine qui peut être injectée et propagée par simple contact humain. Lors d'une injection, le "cobaye" perd rapidement la conscience et il ne faut que 120 minutes pour déclarer sa mort.
Seconde Guerre mondiale
"Les Nazis testaient leurs poisons mortels sur des personnes vivantes. Des milliers d'expériences semblables ont été menées durant la Seconde Guerre mondiale", assure Hamish de Bretton-Gordon, un expert britannique en armes chimiques.
Hormis ces deux tests, les documents découverts à l'université de Mossoul révèlent aussi des recettes pour fabriquer d'autres poisons mortels. L'EI projetterait de semer la terreur en Europe avec ces nouvelles pratiques, poursuit The Times. Il y a quelques jours, on apprenait aussi que Daesh avait créé "une unité spéciale pour mener des attaques chimiques".
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