Abdulrazaq al-Shniti s'exprimait à l'occasion de l'ouverture d'un nouveau centre de rétention à Tajoura, dans la banlieue-est de Tripoli, portant le nombre des centres dans le pays à 42, dont 23 fonctionnels, a-t-il dit. Les migrants sont rapatriés régulièrement vers leurs pays en coordination avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et des représentants de leurs ambassades, a ajouté le responsable.
Pour Shniti, le problème de l'immigration clandestine provient notamment de la région sud du pays où les frontières sont "totalement ouvertes" devant les migrants. "Si nous stoppons (le passage des migrants) dans la région sud, nous pourrons limiter l'immigration clandestine", a-t-il assuré.
Du temps du dictateur Mouammar Kadhafi, la Libye peinait à contrôler les 5.000 kilomètres de frontière avec notamment le Soudan, le Tchad et le Niger. La situation a empiré après la chute de l'ancien régime en 2011, les passeurs profitant du chaos qui règne en Libye pour envoyer chaque années des dizaines de milliers de migrants à destination de l'Italie qui se trouve à 300 kilomètres des côtes libyennes.
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