72e anniversaire de la victoire sur le fascisme

  09 Mai 2017    Lu: 1508
72e anniversaire de la victoire sur le fascisme
Dans la nuit du 8 au 9 mai 1945 fut signé à Berlin l’acte de capitulation sans condition de l’armée allemande. La 2e guerre mondiale déclenchée par les nazis venait de prendre fin sur le continent européen. Les fascistes japonais seront défaits à leur tour 3 mois plus tard. Contrairement à la légende martelée avec constance, leur reddition ne doit rien aux deux bombes atomiques larguées par les USA sur les deux villes de Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 8 août. Elles tuèrent dans d’atroces brûlures des centaines de milliers de personnes sans aucune nécessité militaire.
Les USA avaient certes infligé de sérieux coups au Japon dans le Pacifique. Mais l’armée soviétique venait de poser pieds depuis plusieurs jours au nord du Japon. Les USA savaient donc que le rouleau compresseur soviétique allait pulvériser la machine de guerre des fascistes japonais. De son côté l’armée rouge chinoise fondée par Mao Tsé Toung, avait taillé en pièces en Manchourie les troupes fascistes japonaises leur rendant toute retraite impossible. Autant de faits historiques indéniables que la propagande US, relayée par tous les autres pays capitalistes taisent soigneusement. Les films américains soutenus par des subsides de l’appareil de propagande grossissent excessivement l’apport US à la victoire sur le fascisme en montrant en long et en large les batailles menées contre l’Allemagne et le Japon.

La guerre avait fait plus de 50 millions de morts et d’innombrables estropiés et handicapés.

C’est à l’armée rouge que revint le mérite glorieux d’avoir brisé l’échine du nazisme. Près de 80 % des divisions et des troupes allemandes furent anéanties sur le front de l’Est sans compter les troupes des pays enrôlés dans la guerre contre le bolchévisme : Italie, Roumanie, etc. L’issue de la guerre s’était jouée aux portes de Moscou en novembre 1941, de Leningrad assiégée durant plus de 900 jours mais ne se rendant pas, à Stalingrad et à Koursk. 27 millions de Soviétiques se sacrifièrent pour la libération de leur pays mais aussi pour celle de toute l’Europe, le peuple allemand y compris, enfin délivré de la terreur nazie ce début de mai 1945. Au cours de l’ultime assaut de Berlin, durant la dernière semaine de cette guerre atroce, 300.000 soldats soviétiques périrent. C’est autant ou plus que toutes les pertes américaines essuyées durant toute la guerre et sur tous les fronts militaires. Le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau est hissé le 2 mai sur le Reichstag.

L’URSS avait réalisé le mot d’ordre de Staline de « poursuivre et de tuer la bête dans sa tanière ». L’URSS a été l’artisan principal de l’écrasement du nazisme parce que ses peuples défendaient les conquêtes sociales du socialisme, la terre, la modernisation de l’agriculture, une juste répartition des revenus, l’instruction, l’enseignement obligatoire des langues des 130 peuples qui la composaient, l’égalité réelle des hommes et des femmes. L’économie socialisée était planifiée ce qui avait permis d’organiser le déplacement de 1500 usines menacées par l’avance des troupes allemandes. L’Etat soviétique était dirigé par un parti clairvoyant qui avait arrêté lors de son congrès de 1927 la décision de créer une puissante industrie militaire assurant la défense de l’Etat prolétarien contre une agression extérieure. L’armée avait été épurée en 1937 des éléments qui complotaient contre l’Etat soviétique de concert avec les nazis. Ses membres étaient aux premiers rangs des offensives de l’armée rouge. Ils payaient de leur vie l’exemple salvateur dans la lutte à mort contre l’agresseur nazi.

Pertes humaines immenses mais aussi économie méthodiquement dévastée par l’armée nazie. 1.700 villes, 70.000 bourgs et villages et 32.000 usines, furent rasés ou gravement détruits. En battant en retraite l’armée nazie détruisait tout pour ramener l’Union soviétique à l’âge de la pierre. Elle inondait les mines, faisait sauter les bar-rages et les ponts. Des milliers de kilomètres de voie ferrée furent arrachés. Un bilan terrible pour les peuples de l’URSS qui durent tout reconstruire après la guerre. Aucun pays ne subit autant de destructions et n’endura autant de souffrances que le pays de la grande révolution socialiste d’Octobre 1917. Les USA ne connurent pas de guerre sur leur sol. Leurs capitalistes prospérèrent comme jamais. Ils purent à la faveur des résultats de la guerre étendre leur domination économique et même politique sur l’Europe et l’Asie.

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