L'EI est la cible d'une offensive des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui ont réussi à le chasser de 90% de Tabqa (nord), un verrou sur la route de Raqa, "capitale" de facto du groupe extrémiste en Syrie et ultime objectif de cette coalition arabo-kurde.
Le président américain Donald Trump, dont le pays dirige une coalition internationale anti-EI appuyant notamment les FDS, et son homologue russe Vladimir Poutine ont affirmé leur volonté d'une "coordination" dans la lutte antiterroriste et abordé la question de zones humanitaires, lors d'un entretien téléphonique mardi sur la Syrie.
Malgré la pression croissante, l'EI, qui a perdu du terrain en Syrie et en Irak voisin, parvient à frapper en commettant des attentats sanglants.
Dans le nord-est syrien, cinq kamikazes de l'EI se sont fait exploser mardi près et dans un camp de réfugiés irakiens et de déplacés syriens et des combats s'en sont suivis entre jihadistes et combattants des FDS, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moins 46 personnes dont 31 civils ont été tuées et des dizaines blessées dans l'attaque contre ce camp situé dans la région de Rajem al-Salibi, dans la province de Hassaké, selon l'OSDH.
L'EI a revendiqué l'attaque, affirmant qu'un groupe de jihadistes avait attaqué les FDS près du camp temporaire qui abritait 300 familles irakiennes et syriennes.
Environ 400 personnes ont été déplacées dans un autre camp suite à cette attaque, selon l'ONG Save the children.
Par ailleurs, un conseiller militaire russe a été tué par un tireur embusqué lors d'une attaque rebelle contre une unité syrienne, portant à 31 le nombre de soldats russes tués en mission de combat dans le pays.
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