La loi permettra de cultiver, récolter, préparer, acheter, posséder, commercialiser, transporter et faire usage de cannabis à des fins médicinales et scientifiques.
Le président Peña Nieto a pendant longtemps été opposé à toute dépénalisation de la consommation de cette drogue, dans un pays où les violences liées au trafic de stupéfiants ont fait plus de 177'000 morts et 30'000 disparus.
L'opinion bascule
Mais plusieurs cas très médiatisés expliquent en partie ce revirement, notamment une décision historique de la Cour suprême en novembre autorisant quatre personnes à utiliser de la marijuana à des fins personnelles et récréatives.
Mais c'est surtout le cas de Grace, une fillette de huit ans souffrant du syndrome de Lennox-Gastaut, variante de l'épilepsie très difficile à soigner, qui a ému l'opinion publique mexicaine.
En 2015, ses parents avait remporté une bataille juridique contre les autorités pour obtenir l'autorisation d'importer du cannabinol (CDB), une huile thérapeutique à base de cannabis, soulageant ses 400 crises d'épilepsies quotidiennes.
La fillette était devenue un symbole pour ceux qui se battent pour la légalisation de la marijuana.
Dynamique régionale
L'infléchissement de la position du président mexicain intervient dans un contexte de légalisation progressive de la marijuana dans les Amériques, depuis la décision pionnière de l'Uruguay, devenu en décembre 2013 le premier pays au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis.
D'autres pays de la région comme la Colombie et le Chili ont infléchi leur position en la matière. Fin mars, l'Argentine a autorisé l'usage thérapeutique d'huile de cannabis, mais a maintenu l'interdiction de cultiver la plante.
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