M. Mattis doit s'entretenir avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, et le ministre de la Défense Khaled Al Attiyah.
Le chef du Pentagone, entré en fonction il y a trois mois, effectue une tournée "d'écoute" au Moyen-Orient qui l'a déjà conduit en Arabie Saoudite, en Egypte et en Israël. Il sera dimanche à Djibouti. La lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), la situation en Syrie, ravagée par une guerre depuis plus de six ans, et l'inquiétude face aux activités de l'Iran, qualifiées de "déstabilisatrices" par Washington, sont au coeur des entretiens du chef du Pentagone avec ses interlocuteurs.
Vendredi à Jerusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est félicité du "changement bienvenu", selon lui, dans la politique américaine au Moyen-Orient depuis l'élection de Donald Trump.
L'administration Obama avait été accusée par les pays du Golfe sunnites ainsi que par Israël de se détourner de ses alliés traditionnels dans la région, et de manquer de fermeté face à l'Iran chiite.
Les Américains ont près de 10.000 militaires au Qatar, déployés sur la base aérienne d'Al-Udeid.
C'est notamment depuis le Qatar que sont organisées et coordonnées les opérations aériennes de la coalition internationale contre l'EI en Irak et en Syrie.
Le Qatar soutient des groupes rebelles en Syrie. Grâce à un accord avec l'Iran, allié du régime de Bachar el-Assad, il a joué un rôle clef récemment dans l'évacuation de plus de 11.000 personnes de localités assiégées en Syrie. Le Qatar est parfois accusé par des responsables occidentaux de ne pas en faire assez pour lutter contre le financement des réseaux extrémistes radicaux islamistes. Doha rejette ces accusations.
Sur le plan économique, Washington et Doha entretiennent des relations étroites et la compagnie aérienne Qatar Airways a récemment annoncé l'acquisition d'une centaine de Boeing pour un montant de 18,6 milliards de dollars (17,3 milliards d'euros).
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